France – 11/03/2026 – energiesdelamer.eu.
Une activité en forte croissance, une situation financière saine et des perspectives encore accrues pour 2026 : RTE vient de présenter son bilan 2025.
C’est une année de forte croissance de son activité que vient de boucler RTE. En 2025, le gestionnaire du réseau national d’électricité a en effet porté son chiffre d’affaires à 6,658 milliards d’euros, en hausse de 20 % par rapport à 2024. Quant à ses investissements, ils ont atteint 3,346 milliards, soit une hausse de 29% en un an – et un quadruplement en quatre ans.
Cet essor marqué de l’activité répond à deux objectifs : adapter les infrastructures au changement climatique et par ailleurs permettre l’électrification du pays, nécessaire pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Deux objectifs qui s’inscrivent dans le plan stratégique de RTE (Schéma de développement du réseau 2025). » L’actualité récente conforte l’importance de notre stratégie, qui répond à ce double impératif » , souligne Thomas Veyrenc, le directeur général de RTE en charge de l’économie, de la stratégie et des finances et membre du directoire.
Le renouvellement et l’entretien du réseau restent le premier poste de dépenses de l’entreprise, avec 40% du total. » Notre réseau aérien est âgé, souligne Thomas Veyrenc : près de la moitié a été construite avant 1970. Nous devons le renouveler et l’adapter, afin de maintenir un très haut standard de qualité d’approvisionnement électrique. «
Autre effort important, celui qui a concerné les raccordements terrestres et les renforcements qui leur sont associés, le tout ayant augmenté de 74 % par rapport à 2024. « Le programme d’investissement a été approuvé par la CRE avec quelques modificiations le 24 février 2026 » . Dans ce domaine, un chantier majeur a consisté à renforcer la » colonne vertébrale » du réseau – autrement dit, l’axe reliant le Massif central à l’Ile-de-France.
Autres avancées majeures, les travaux engagés dans les zones industrialo-portuaires de Dunkerque et du Havre. Celle de Fos-sur-Mer devrait suivre rapidement, les dossiers d’autorisation ayant été préparés, mais nécessitent encore des négociations.

Par ailleurs, les six premiers parcs éoliens en mer commerciaux ont tous été raccordés au réseau – dans les délais et les coûts prévus.
Enfin, de nombreux contrats d’accès au réseau ont été signés pour des centres de données. Un premier contrat dit » fast-track » a notamment été conclu avec Campus IA, pour une puissance à terme de 1,4 GW. » Nous pouvons ainsi proposer une offre très attractive, qui nous ouvre de bonnes perspectives pour les prochains mois » , estime Thomas Veyrenc.
Au total, plus de 200 projets d’électrification, dans le domaine de l’industrie ou des centres de données, ont déjà sécurisé leur accès au réseau. Le tout pour une puissance cumulée de 33 GW (dont 14 GW pour le numérique et les datacenters).
Une situation financière saine
Ce coup d’accélérateur généralisé s’est effectué en maintenant la rentabilité. L’Ebitda s’élève en fin d’année à 2,371 milliards d’euros, et le résultat net à 489 millions, en progression de 41% par rapport à 2024. Et cela en dépit de la hausse des charges d’exploitation.
Assez logiquement, la dette nette de RTE s’affiche en hausse de 2 milliards d’euros, à 13 milliards. Le ratio FFO/dette nette est de 9,9%.
Pour financer cette croissance de l’activité, RTE a utilisé plusieurs leviers :
- deux émissions obligataires, pour un total de 1,75 milliard d’euros. Elles sont été sursouscrites entre 3 et 5 fois, signe de la confiance des marchés dans l’entreprise ;
- un prêt de 800 millions d’euros de la BEI (Banque européenne d’investissement) pour le projet d’interconnexion du Golfe de Gascogne ;
- un premier prêt de 1milliard d’euros alimenté par les fonds d’épargne français, avec le groupe Caisse des dépôts.
Poursuite de l’investissement
Pour 2026, RTE prévoit de continuer à investir massivement, jusqu’à un total de 4,2 milliards d’euros. La CRE (Commission de régulation de l’énergie) vient d’approuver son programme d’investissements. Les travaux de renouvellement du réseau devraient ainsi représenter 1,5 milliard d’euros, tandis que les raccordements – notamment dans les trois grandes zones industrielles – seront encore accélérés, et que les le renforcement de la » colonne vertébrale » sera poursuivi.
RTE se trouve au coeur de 2 projets européens majeurs, le Celtic Interconnector (entre la France et l’Irlande) et celui du Golfe de Gascogne (liaison France-Espagne), qui à eux seuls mobilise 15 % de ses investissements.
Dans ce contexte, Thomas Veyrenc se montre rassurant sur l’approvisionnement électrique de la France : » Aujourd’hui, nous n’avons pas de problème de production d’électricité. Et nous sommes moins sensibles que par le passé à l’impact du prix du gaz, observe-t-il. De façon générale, nous sommes moins exposés que nos voisins européens aux soubresauts conjoncturels. Notre situation est plutôt bonne.Le réseau électrique est un atout pour la France dans la concurrence internationale : il doit le demeurer. »
Jean-Claude Lewandowski
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