France – Mardi 29/09/2020 – energiesdelamer.eu. Nexans, numéro 2 mondial de l’industrie du câble, entend être l’un des acteurs du secteur de la lutte contre le réchauffement climatique et de la transition énergétique. Comment le groupe se prépare-t-il à « un monde plus électrique, un monde où la consommation d’énergie va croitre de 40% en 10 ans, un monde où les énergies renouvelables vont doubler d’ici 2030 et où l’on va avoir besoin de plus en plus de câbles » et de services associés, selon les propres termes de Christopher Guérin, directeur général de Nexans. Tel était le thème de l’interview que ce dernier a donné en juillet dernier à energiesdelamer.eu.

Avec l’organisation, le 22 septembre, de son 1er Climate Day, Nexans a souhaité démontrer devant des entreprises clientes, des partenaires, des institutionnels, des financiers et des collaborateurs, que « l’une des vocations du groupe était de rassembler des leaders aux opinions diverses, afin qu’ils débattent des grands enjeux qui sont devant nous en matière d’électrification du monde. Nexans n’a pas toutes les réponses à ces questions et ce Climate Day a ouvert des débats dont l’objectif est de structurer une pensée collective autour des réponses à apporter » a déclaré Christopher Guérin.

Ce « Climate Day » s’est déroulé quelques heures après l’annonce de nouvelles mesures sanitaires « Covid-19 » en France, et six jours après le discours de l’Union prononcé par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne*, au cours duquel elle a proposé de porter l’objectif de réduction des émissions pour 2030 à « au moins 55 % par rapport au niveau de 1990 ».

Lors de « L’appel de la planète pour une électrification durable* », sont notamment intervenus Christel Heydemann-présidente de Schneider Electric France, Emmanuel Fagès, partner en charge des questions d’électrification chez Roland Berger, Mark Lewis pour BNP Paribas, (vidéo) et Edouard Lecerf, directeur général-adjoint de BVA, qui a commenté les résultats d’une  enquête grand public réalisé simultanément en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis auprès d’un échantillon de 1 002 Français âgés de 18 ans et plus, interrogés par internet du 26 au 27 août 2020.

Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, groupe engagé pour atteindre la neutralité en carbone en 2025 dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, a rappelé que les « trois mois de confinement ont mis en lumière, partout dans le monde, le rôle clé que jouent aujourd’hui la connectivité et les solutions numériques dans l’activité économique. Les entreprises, de toute taille, ont accéléré massivement leur transformation digitale. Elles ont déployé des solutions de télétravail, transféré des fonctionnalités administratives dans le cloud, basculé en numérique tout ou partie de leurs plateformes de relation client et de paiement. Cette profonde accélération du numérique, a très fortement sollicité les infrastructures technologiques : systèmes d’information, réseaux de télécommunication, centres de données… Les technologies de l’internet des objets (IoT), du cloud et le déploiement progressif de la 5G annoncent une vitesse accrue, un besoin de fluidité et une multiplication des services, pour les particuliers comme pour les entreprises. Cette accélération de la connectivité est une promesse d’agilité accrue, de meilleure maîtrise de nos systèmes industriels, y compris sur le plan énergétique, mais aussi doit relever le défi de la cybersécurité ».

 

L’énergie et le marché carbone

En ce qui concerne la dynamique du marché du carbone, Mark Lewis, Global Head of Sustainability Research/ Responsable de la recherche en développement durable, BNP Paribas Asset Managemen estime que « ce renforcement de politique de la Commission européenne va entrainer une diminution de l’offre de quotas sur le marché d’ici 2030 et l’impact pour les entreprises industrielles qui sont affectées directement, mais aussi pour les investisseurs financiers qui sont attirés par les perspectives d’appréciation des quotas ».

 

Selon l’étude du Cabinet Roland Berger pour Nexans et à partir des données de l’Agence Internationale de l’Energie – IEA, plus de 100 millions de foyers européens pourraient, dans leur consommation d’énergie, passer de combustibles fossiles au chauffage électrique d’ici 2050. 23 000 milliards d’euros seront investis dans les moyens de production et réseaux d’électricité d’ici 2040. Ursula von der Leyen, dans son discours, a proposé de porter l’objectif de réduction des émissions pour 2030 à au moins 55 % par rapport au niveau de 1990. Pour l’Union européenne, (à l’exception de la Pologne), pour parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050, soit la non émission et la compensation de 100 % des émissions de CO2 (pour avoir autant d’émissions captées ou « absorbées » qu’émises), les investissements annuels liés à la production et à l’utilisation d’énergie devront augmenter entre 2021 et 2030 de €350 milliards par an, par rapport à la période 2011-2020. Cette ambition est traduite dans le Green Deal (Pacte vert européen), mais elle a un coût : 1 000 milliards d’euros en 10 ans.

POINTS DE REPERE

07/07/2020 – ITW de Christopher Guérin sur la stratégie de Nexans pour aborder la transition énergétique et de l’électrification du monde.

* Yann Arthus-Bertrand, fondateur de la fondation GoodPlanet à Paris, a accueilli la manifestation.

16/09/2020 – Discours Ursula von der Leyen du 16 septembre 2020 sur l’état de l’Union et le rappel des mesures du Green Deal

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