22/05/2026 – energiesdelamer.eu.

Il faut « faire comprendre à une nouvelle génération de jeunes femmes que le maritime n’est pas un secteur du passé  », estime dans une tribune collective les acteurs du secteur, alors que s’est tenue le 18 mai dernier la Journée internationale des femmes dans le secteur maritime de l’OMI, l’Organisation maritime internationale.

Le maritime entre dans une nouvelle époque. La mer est redevenue stratégique. Elle transporte près de 90 % du commerce mondial, porte nos approvisionnements, notre souveraineté énergétique, une partie de notre sécurité économique et désormais une part des réponses à la transition écologique.

Le secteur maritime n’a jamais été aussi central dans les équilibres économiques et stratégiques mondiaux. Cette transformation change profondément les métiers de la mer. À bord comme à terre, les besoins évoluent. Les compétences se diversifient. Les parcours se transforment. Automatisation, nouvelles technologies, cybersécurité, nouvelles énergies, logistique décarbonée : le maritime de demain ne ressemblera plus à celui d’hier.

Et pourtant, la mer a été racontée comme un monde d’hommes. Aujourd’hui, les femmes représentent environ 1 % des marins dans le monde selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation maritime internationale et WISTA International, (Ndrl. association internationale, qui pour la France est présidée par Marie-Noëlle Tiné du Cluster maritime, et comprend plusieurs des délégations régionales décentralisées). Ce chiffre ne dit pas que les femmes ne veulent pas aller vers la mer.

Il dit surtout que, pendant longtemps, trop peu de jeunes filles ont grandi en imaginant que ces métiers pouvaient aussi être les leurs. Combien savent aujourd’hui que le maritime peut offrir certaines des carrières les plus internationales, technologiques et responsabilisantes de notre économie ? Combien savent que l’on peut travailler dans la cybersécurité maritime, piloter des projets énergétiques, commander un navire, gérer des flux logistiques mondiaux ou participer à la transformation écologique du commerce international ?

Le véritable enjeu est donc d’ouvrir l’imaginaire. Faire comprendre à une nouvelle génération de jeunes femmes que le maritime n’est pas un secteur du passé, mais l’un des grands secteurs d’avenir du XXIe siècle. La France possède la deuxième zone économique exclusive au monde. Elle dispose d’armateurs leaders aux niveaux européen et international, d’une filière d’excellence et d’ambitions fortes en matière de souveraineté et de transition énergétique. Mais une grande nation maritime ne peut pas construire son avenir en se privant de la moitié des talents dont elle a besoin.

Pourtant, les lignes commencent déjà à bouger. Dans les écoles, dans les ports, à bord des navires, des femmes prennent leur place et ouvrent la voie à d’autres trajectoires. Dans les écoles maritimes, les femmes sont de plus en plus nombreuses. Les parcours féminins se multiplient. Des officières, ingénieures, dirigeantes et professionnelles du maritime ouvrent déjà la voie à une nouvelle génération de parcours féminins dans le maritime.

Ce mouvement doit désormais changer d’échelle. Car il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu de représentation. Il s’agit aussi d’un enjeu de performance et de compétitivité pour toute une filière. Dans un contexte de transformation et de forts besoins en recrutement, le secteur maritime a tout intérêt à pouvoir attirer et fidéliser l’ensemble des talents et des compétences disponibles afin de relever les défis qui l’attendent.

Parce qu’au fond, le sujet dépasse largement le seul secteur maritime : il pose une question simple. Comment continuer à renforcer l’attractivité d’un secteur stratégique de demain auprès de tous les talents ?

« Le 18 mai n’est pas seulement une journée symbolique, c’est une invitation adressée à toutes celles qui n’avaient jamais imaginé que la mer pouvait aussi devenir leur avenir » : osez briguer des postes de direction et de gouvernance comme le recommande la Tribune co-signée par Catherine CHABAUD, Ministre chargée de la mer et de la pêche, Marc ETCHEBERRY, Président d’Armateurs de France, Laurent MARTENS, Délégué général d’Armateurs de France, Christine CABAU, Directrice Centrale Executive Actifs Groupe et Opérations de CMA CGM (groupe propriétaire de La Tribune, ndlr), promotrice du programme She Sails pour la féminisation des métiers de la Mer, Alain CALLIGARO, Président du Comité des affaires sociales d’Armateurs de France, Marie-Noëlle Tiné Dyèvre, Présidente de WISTA France, Nathalie Mercier-Perrin, Présidente du Cluster maritime français, François LAMBERT, Directeur de l’ENSM, Marc PRATESI, Président de La Touline, Anne LE PAGE, Directrice de La Touline, Isabelle RENAUD, Adjointe au capitaine d’armement de Ponant Explorations Group et ambassadrice d’Armateurs de France, André GAILLARD, Président de la FFPM.

POINTS DE REPÈRE

Un film d’auteurs qui vous aidera à découvrir des nombreux métiers

« WATTer, par la force du vent », d’un film pas comme les autres. ITV de Benjamin Catry, 1 de la bande des 4

 

en 2022, energiesdelamer.eu avait lancé une série de reportages sur « Les femmes dans le vent »

 

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