Monde – 08/04/2026 – energiesdelamer.eu. mis à jour à 10h15

Le président américain, qui avait promis d’anéantir l’Iran, a annoncé, mardi soir, un cessez-le-feu avec Téhéran, qui devrait rouvrir le détroit d’Ormuz. Israël a dit soutenir l’accord, mais affirmé que ses opérations au Liban n’étaient pas concernées.
Téhéran qui a accepté ces conditions et également annoncé le cessez le feu, affirme que « cela ne signifie pas la fin de la guerre » et le régime iranien ne serait pas perdant et selon de nombreuses sources et n’aurait rien concédé.

Il semble que le plan puisse être accompagné par une réouverture du Détroit d’Ormuz, dont 20% sous réserve d’un droit de péage. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que l’Iran acceptait de rouvrir le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une trêve de deux semaines conditionnée par l’arrêt des frappes israélo-américaines. « Si les attaques contre l’Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives… Pendant une période de deux semaines, un passage sécurisé du détroit d’Ormuz sera possible en coordination avec les forces armées iraniennes et compte tenu des limitations techniques » a-t-il sur son compte X.

Sur le site de Kpler, Reid I’Anson mentionne dans un article publié le 7 avril, « que les répercussions sur le marché pétrolier six semaines après le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis, la fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué la plus importante perturbation de l’approvisionnement que le marché pétrolier moderne ait connue. Environ 11 millions de barils par jour de production de brut ont été retirés du marché, les volumes d’exportation depuis le golfe Persique sont passés de 15 millions à 7 millions de barils par jour, et les réductions de la production des raffineries ajoutent 3 millions de barils par jour supplémentaires au déficit d’approvisionnement. Le marché mondial absorbe désormais environ 6 millions de barils par jour – et cet écart n’est pas encore pleinement reflété dans les prix à terme.

Toujours selon Reid I’Anson de Kpler, avant le conflit, le détroit d’Ormuz acheminait environ 15 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits pétroliers en provenance du golfe Persique. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Irak et l’Iran représentaient ensemble la majeure partie de ces flux, la Chine et l’Inde étant les principales destinations.

Depuis la fermeture effective du détroit, les possibilités de réacheminement sont limitées. L’Arabie saoudite a mis en service l’oléoduc est-ouest vers Yanbu à sa capacité maximale – soit environ 4 à 4,5 millions de barils par jour de capacité d’exportation – tandis que les Émirats arabes unis continuent d’exporter environ 1,5 million de barils par jour depuis Fujaïrah. Le brut iranien, notamment, continue de transiter par le détroit à un rythme d’environ 1,5 million de barils par jour. Cela laisse environ 8 millions de barils par jour bloqués.

L’Irak figure parmi les producteurs les plus touchés. Les exportations d’avant-guerre, qui s’élevaient à environ 4 millions de barils par jour, se sont effondrées pour atteindre environ 900 000 barils par jour, un seul oléoduc vers la Turquie – d’une capacité de 300 000 barils par jour – offrant une alternative…. Les Houthis au Yémen représentent un risque d’escalade secondaire mais réel. Si un État du CCG venait à entrer officiellement dans le conflit, la perturbation des flux maritimes en mer Rouge via le détroit de Bab al-Mandeb – qui constitue actuellement la principale voie d’exportation de l’Arabie saoudite via Yanbu – deviendrait une menace concrète.

 

Selon le site du ministère des Armées, 21 % de la consommation mondiale de pétrole y passe (7% de celle des États-Unis et 76 % de celle des pays asiatiques). Pour cela, ont été tracés deux chenaux de navigation qui ne font que 3,5 km de large chacun

3000 navires seraient en attente de pouvoir franchi le Détroit.

Israël qui a pris position dans le sud Liban et continue ses frappes, mentionne que le Liban n’est pas inclus dans le cessez le feu, alors que la France et l’Espagne souhaite que le pays du Cèdre soit inclus dans cette trêve. En 2026, le Liban accueille plus d’un million de réfugiés syriens auquel s’y ajoutent plus de 220 000 réfugiés palestiniens, vivant dans des conditions très précaires.

L’Iran a annoncé dans son pays que les négociations s’ouvriront vendredi au Pakistan.

Le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, et celui du Brent de la mer du Nord, référence mondiale, sont retombés tous deux sous la barre symbolique des 100 dollars le baril.

 

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