France – 16/07/2021 – energiesdelamer.eu. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) salue cette ambition renforcée à la hauteur de l’urgence climatique, et souligne la nécessité pour la France de mettre en œuvre à la fois les mesures permettant une accélération du développement des énergies renouvelables conforme à cette ambition et l’accompagnement social de la transition énergétique.

« A la suite du Pacte européen pour le climat lancé le 9 décembre 2020, la Commission propose un cadre juridique complet et structurant visant à renforcer la nécessaire transformation en profondeur de notre société et notre économie en faveur du climat. Il est indispensable que le processus législatif aille à son terme et que ces propositions législatives soient adoptées pour ensuite être mises en œuvre concrètement le plus largement possible. La lutte contre le dérèglement climatique est à ce prix. La mise en œuvre de ce plan devra être conditionnée en particulier à la prise en compte des conséquences sociales qu’auront les mesures qui en résultera. Le succès de la transition énergétique est à ce prix. Il appartiendra aux autorités nationales de veiller à ce que ce dossier soit une priorité de la présidence française de l’Union européenne au premier semestre 2022 », souligne Jean-Louis BAL, Président du SER.

Le communiqué du SER souligne les points suivants :

La Commission propose de porter à 40 % (au lieu de 32 %) l’objectif contraignant d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie de l’Union en 2030. Les propositions encouragent l’utilisation de carburants renouvelables, tels que l’hydrogène, dans les secteurs de l’industrie et les transports, en fixant des objectifs supplémentaires.

Le relèvement de cet objectif est, à l’évidence, très positif et devra être nécessairement pris en compte lors des travaux qui seront menés pour l’élaboration de la prochaine Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Néanmoins, comme tout objectif, il devra pouvoir être suivi d’effet, et à cet égard, la France est déjà en retard sur l’atteinte de ses objectifs actuels. Elle pourrait l’être a fortiori compte tenu de cette ambition réhaussée. Cette circonstance rend d’autant plus nécessaire la levée des barrières liées au développement des énergies renouvelables dans notre pays.

Dans le secteur de la mobilité, la Commission propose une combinaison de mesures pour faciliter le développement du véhicule vert à l’avenir en imposant en particulier une réduction des émissions moyennes des voitures neuves de 55 % à partir de 2030 et de 100 % à partir de 2035 par rapport aux niveaux de 2021.

Ce faisant, l’usage du véhicule électrique et le déploiement de carburants alternatifs vont se développer, nécessitant une production encore accrue d’énergies renouvelables pour faire face à ces transformations d’usages.

Enfin, la Commission propose un nouveau mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et un système d’échange modernisé de quotas d’émission.

La volonté de valoriser encore plus la tonne de CO2 via différents mécanismes (fiscalité, ajustement carbone aux frontières) de manière à influer sur le prix du carbone, est un levier indispensable pour le développement de toutes les énergies renouvelables (électriques, thermiques, transports) et ainsi les rendre encore plus compétitives qu’elles ne le sont déjà aujourd’hui.

POINTS DE REPÈRE

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