France – Mercredi 04/11/2020 – energiesdelamer.eu. La remise des propositions du deuxième appel à manifestation d’intérêt du CORIMER est reportée au 21 novembre. Le Comité Stratégique de Filière (CSF*), composé des Industriels de la Mer, institué par le contrat de filière en octobre 2018, a lancé son deuxième appel à manifestation d’intérêt, en vue de sélectionner les projets innovants pouvant bénéficier du visa du CORIMER.

Reportée au 21 novembre, la remise de l’appel à manifestation d’intérêt se situe dans le contexte du plan de relance post-crise Covid, et d’émergence de grands projets structurants pour la Filière des Industriels de la Mer. Comme, annoncé le uatre axes de R&D ont été  retenus :

Bateaux intelligents et systèmes autonomes (Smart Ship)

Energies et propulsion (Green Ship)

Nouveaux matériaux et chantier intelligent (Smart Yard)

Ressources marines (Smart offshore industries)

 

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EDM : Ce 2ème AMI est -il le résultat de la réunion du Comité de filière qui s’est tenue début septembre ?

Jean-Georges Malcor – Oui et non. Oui parce que évidemment, tout ceci s’inscrit dans la dynamique et la stratégie du comité de filière bien entendu. Et non, parce que cet appel à manifestation d’intérêt s’inscrit complétement dans l’action à long terme du CORIMER. Sans la crise sanitaire, l’AMI aurait pu être lancé avant l’été.

EDM : Comment s’articule l’AMI du CORIMER avec les différents appels à projets d’EVOLEN notamment, pour les start-up et les projets innovants

GM – C’est tout à fait complémentaire. EVOLEN, par ses appels à projets s’appuie beaucoup et propose des possibilités de financements privés, car ce sont des appels à projets où des industriels s’engagent. Avec le CORIMER, nous traitons essentiellement de projets qui vont passer par des financements publics. Au CORIMER, il y a des représentants du public et c’est donc principalement le financement public qui est recherché.

EDM : Est-ce qu’un organisme issu du milieu académique allié avec une entreprise peut être chef de file de l’AMI?

GM – Le milieu académique est fortement encouragé à participer à ses manifestations d’intérêt et à ces appels à projet, maintenant je n’ai pas d’exemples en tête ou le milieu académique était chef de file. Mais je dirais que statutairement il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas l’être
Généralement, ce qui se passe c’est que l’on recherche des projets assez ambitieux avec des contenus industriels. Et ce sont les industries qui sont chef de file et qui prennent dans leur équipe un laboratoire, une école, un institut…

EDM : L’AMI ne semble pas s’adresser à des PME, mais plutôt à des entreprises d’une certaine taille,  puisque le montant total HT sollicité est, au minimal des projets portés par les grandes entreprises ou par des ETI, fixé à 1M EUR, et 500k€ pour les PMEs/TPEs

GM – Lorsque l’on a créé le CORIMER, on n’avait mis aucune limite. L’idée était de l’ouvrir à tout le monde. Force est de constater qu’en fait, il y a eu très peu de petits projets, car les documents à fournir sont important et c’est un peu lourd pour les PME qui n’ont pas forcément les moyens de concourir. Ils vont donc s’allier avec des comptes plus conséquents avec des infrastructures plus étoffées et donc des bases un peu plus solides. Mais je l’ai toujours dit depuis le début, si on a une pépite qui arrive avec une super idée, indépendamment de l’appel à manifestation d’intérêt, les portes du CORIMER sont bien évidemment grandes ouvertes pour en discuter.

EDM : S’agit-il de subventions ou d’avances?

GM – Cela dépend beaucoup du projet et des guichets concernés. L’idée principale, du CORIMER, lors de sa création, avait été de proposer une interface, la plus simple possible, la plus efficace possible, entre les différents guichets de financement de l’État, qui sont multiples. On s’y perd un peu, car il y a beaucoup de guichets et de possibilités, et les industriels quelquefois s’y perdaient. On travaille avec la DPI, on travaille avec l’ADEME pour ne citer qu’eux deux, mais l’idée, c’est vraiment de dire peu importe la nature de l’aide ou du financement, cela peut-être des subventions, cela peut être des prises de participation dans certains cas ; on est assez agnostique sur les moyens : à partir du moment où les projets sont innovants, il faut qu’ils puissent trouver un mode de financement.

EDM : Les 4 axes de recherche et développement retenus par la filière pour cet AMI semble « plus pointus ».

GM – Oui, alors les actes n’ont pas fondamentalement changé par rapport à 2019, tout d’abord parce que les stratégies que l’on avait, que l’on souhaite suivre, sont en quelque sorte multi annuelles. Il n’y a pas de remise en cause tous les ans des feuilles de route. Néanmoins, c’est un tout petit peu plus pointu, car nous avons essayé d’être plus précis pour bien montrer ce que l’on cherchait. Ces 4 axes qui sont vraiment totalement libres, et en ligne avec les stratégies mondiales des industriels de la mer avec l’apparition de  nouveaux matériaux. Nous sommes plus précis notamment pour les bateaux intelligents et les smartship et on l’a aussi inclus  les systèmes autonomes ; pour la partie greensheep, on se focalise sur les énergies pour la propulsion ; le Smart offshore industrie : ce sont vraiment les ressources marines renouvelables où le champ peut-e tre assez vaste effectivement.

EDM : Cela couvre donc toutes les technologies éolien flottant, éolien posé, l’hydrolien, le houlomoteur, l’hydrogène, l’ETM ? mais est-ce que les câbles sont concernés ?

GM – C’est assez large. Ce que ça ne couvre pas, je vais prendre la question à l’envers, c’est tout ce qui est bio-ressources qui seront traitées hors filière. Ce sont d’autres industries et des technologies quand même très différentes de tout ce qui est autour de la construction, le flottant, les énergies…

EDM : Câble compris ? Transmission, grid et cetera?

GM – Les câbles probablement pas, sauf si quelqu’un arrive avec un câble révolutionnaire avec un besoin d’être financé, mais les raccordements et grid intelligents pourquoi pas, ce n’est pas exclu.

EDM : Entre la recherche et le moment de la mise en production, il y a toujours une zone grise où les entreprises ont des difficultés à se financer. Est-ce que ce que vous apportez peut combler cette faille?

GM – Votre diagnostic est bon : en France finalement, on n’est pas mauvais en amorçage, on est pas mauvais, non plus une fois que le produit est industrialisé et qu’il faut le produire. En revanche, on est assez déficient dans cette zone que vous avez appelé grise, et vous avez raison de l’appeler ainsi. Maintenant il faut transformer l’essai en quelque sorte, c’est-à-dire qu’on a un constat mais derrière, on n’est pas encore complètement industrialisé. Alors on ne peut pas combler complètement la brique, mais on peut amener des financements à cette frontière, à la sortie du concept pur, pour aller vers les premières étapes de développement. Justement avec les critères que l’on a dans les évaluations, c’est la maturité même du projet. Je ne peux pas vous dire qu’il y aura un financement, et d’ailleurs, ce n’est pas vraiment le rôle de l’État, c’est plutôt celui des industriels et donc il faut passer le moment où l’on a prouvé que cela marchait, à la phase industrielle. Par contre, on est là pour préparer cette phase et aider les industriels à y aller.

Pour tous renseignements Contacts : CORIMER / GICAN

Timothée Moulinier –  Délégué R&D, Innovation et Numérique du GICAN thimothee.moulinier@gican.asso.fr

Jacques Orjubin – Délégué à la communication et aux relations publiques jacques.orjubin@gican.asso.fr

L’AMI est lancé en collaboration avec Bpifrance et l’ADEME. Il est à télécharger ici et le dossier complété est à envoyer à l’adresse : ami2020@industrielsdelamer.fr

A suivre demain jeudi 05/11/2020 – La partie 2 de l’ITW exclusive de Jean-Georges Malcor

POINTS DE REPÈRE

02/10/2020 – Le Comité Stratégique de Filière (CSF) des Industriels de la Mer, créé par la signature du contrat de filière en octobre 2018, lance aujourd’hui son deuxième appel à manifestation d’intérêt en vue de sélectionner les projets innovants pouvant bénéficier du visa du Corimer. « Je m’attends et je souhaiterai être surpris par l’audace et l’innovation des projets » a déclaré Jean-Georges Malcor, président du Corimer à energiesdelamer.eu.

 

La filière des industriels de la mer, lance le 2ème appel à manifestation d’intérêt du Corimer

Étonnez-nous ! ITW exclusive de Jean-Georges Malcor – président du CORIMER – partie 2

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Le CSF des Industriels de la Mer réunit l’industrie navale, représentée par le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN), l’industrie offshore, représentée par EVOLEN, les industries et services nautiques, représentés par la Fédération des Industries Nautiques (FIN), les énergies marines renouvelables, représentées par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), EVOLEN et le GICAN.

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