France – Samedi 20/06/2020 – energiesdelamer.eu. « Ils/Elles bougent ». Cédric Le Bousse, directeur des Energies Marines Renouvelables France d’EDF Renouvelables depuis le 03/04/2020, a été élu Président de la commission éolien en mer du Syndicat des énergies renouvelables à la suite d’une élection tenue le vendredi 12 juin 2020.

 

 

Il succède à Béatrice Buffon, anciennement directrice des Energies Marines Renouvelables d’EDF Renouvelables, que nous remercions pour son implication constante à porter la filière de l’éolien en mer, et devient également membre du Conseil d’administration du SER.

 

Cédric Le Bousse, a rappelé les grands objectifs que se fixe la filière de l’éolien en mer pour les années qui viennent : « Si l’éolien en mer a gagné sa place dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) comme l’un des piliers de la transition énergétique, ces objectifs doivent rapidement être concrétisés pour consolider et pérenniser la filière industrielle française naissante. Aux côtés de l’Etat et des usagers de la mer, nous souhaitons poursuivre notre travail de planification pour accélérer le développement de cette source d’énergie mature, compétitive, et créatrice d’emplois sur nos territoires ».

 

Le Rapport du SER / EY « Évaluation et analyse de la contribution des énergies renouvelables à l’économie de la France et de ses territoires » présenté la semaine dernière rappelle que « la filière éolienne en mer a connu un développement remarquable depuis quinze ans en Europe en général, en France également, reflet de son important potentiel. A l’horizon 2028, la PPE projette une capacité installée en France métropolitaine d’environ 5 GW, principalement pour l’éolien en mer posé dont la technologie est aujourd’hui largement éprouvée. L’éolien flottant bénéficie, pour sa part, de quatre fermes pilotes en développement dans le pays et des objectifs dans la PPE qui lui permettront de l’accompagner dans sa phase de déploiement industriel.

 

Dunkerque remporté par EDF Renouvelables, seul projet ayant été attribué entre 2014 et 2019

En 2019 s’est clôt l’appel d’offres engagé en décembre 2016 par l’Etat pour le développement d’un parc éolien en mer posé de près de 600 MW au large de Dunkerque. Avec ce septième parc en développement sur son territoire, la nécessité de structurer et de pérenniser cette filière industrielle porteuse a été réaffirmée : d’abord sur le plan législatif et réglementaire, avec une refonte des procédures de création des parcs et l’optimisation du traitement des contentieux, mais également sur le plan économique, avec des résultats positifs en matière de compétitivité de la filière. L’appel d’offres (AO) de Dunkerque affiche en effet un prix inférieur à 45€/MWh, ce qui pourrait, dans certains scénarios, contribuer positivement au budget de l’Etat. L’année a également été importante dans la planification des futurs projets avec l’élaboration des documents stratégiques de façade et le lancement des concertations pour la définition des zones propices à l’éolien en mer. En matière d’impact environnemental, des études ont été lancées, pour garantir la préservation de la biodiversité.

 

Les résultats de l’étude EY démontrent le potentiel de croissance de la filière en France.

La valeur générée par l’éolien en mer pourrait être multipliée par dix d’ici 2028, avec une croissance forte des retombées attendue à partir de 2020, en raison du passage en phase de construction des parcs issus des premiers AO. En 2028, la filière pourrait représenter 19 000 ETP (emploi temps plein) directs et indirects sur le territoire, soit près de six fois le chiffre de 2019. Cependant, l’évolution des retombées économiques reste fortement marquée par le calendrier des mises en service des parcs, une part importante de ces retombées étant liée aux activités de construction et d’installation. Ainsi, les effets d’une planification d’appels d’offres attribués régulièrement, à hauteur d’au moins 1000 MW/an, comme dans le scénario PPE entre 2021 et 2024, se reflètent par la croissance et une stabilité à un haut niveau d’emplois pour la filière à partir de 2028.

 

Ces résultats incluent l’activité économique générée par les exportations en plus de celle générée par l’application de la PPE. Le poids des exportations est particulièrement important en 2019 et 2020, quand l’activité liée aux premiers projets est encore en démarrage. En 2019, les exportations génèrent environ 2 500 ETP directs et indirects, soit presque 75 % des emplois générés par l’éolien en mer. Sur la décennie à venir, il est considéré que ces exportations diminuent quand l’activité augmente et inversement. Elles représentent 37% des ETP en 2025 et 0% en 2028.

Au niveau régional, les régions littorales du Nord-Ouest, concernées par le développement des premiers parcs, concentrent l’essentiel de la valeur et des emplois générés. Cela se retrouve aussi pour la fabrication des équipements et du fait des investissements industriels et portuaires réalisés ou en cours de réalisation, et qui représentent aujourd’hui environ 600 millions d’euros en France. D’autres régions accélérent, comme par exemple à Port la Nouvelle où 200 millions d’euros ont été investis. La concrétisation du potentiel de développement de l’éolien flottant devrait conduire à des retombées significatives à partir de 2023 et importantes à partir de 2028, et en particulier sur le pourtour méditerranéen.

La mise en place du scénario proposé par le SER se traduit par une création de valeur supplémentaire de 19 % sur la décennie à venir. Ces bénéfices résultent principalement de la mise en place d’un calendrier d’appels d’offres régulier sur le long terme, permettant de limiter les creux d’activités qui s’observent en 2025 avec la modélisation de la PPE. L’augmentation de la part locale de la filière aurait un impact encore plus fort et pourrait se traduire par 22 % de valeur économique additionnelle sur la décennie à venir en diminuant les importations par deux. Cette augmentation de la part locale concernerait en particulier la fabrication d’un plus grand nombre d’éléments constitutifs des turbines et de flotteurs.

 

Points de repère

 

06/04/2020 – EDF Renouvelables a annoncé le 03/04/2020 la nomination de Cédric Le Bousse en tant que Directeur Energies Marines Renouvelables France avec prise de fonction immédiate.

 

06/04/2020 – EDF Renewables is announcing the appointment of Cédric Le Bousse as Director of Renewable Marine Energies France with immediate effect.

 

05/06/2020 – Retrouvez l’interview de Cédric Le Bousse, sur le financement de la construction du parc éolien offshore de Fécamp annoncé le 2 juin.

 

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