France – Lundi 25/11/2019 – « Elles/Ils bougent » – energiesdelamer.eu. La présidente de la région Pays de la Loire a été élue à l’unanimité, le vendredi 22 novembre, à la tête du nouveau Conseil de surveillance du Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire, renouvelé pour cinq ans et des propositions à rendre avant le 29 novembre pour développer l’espace « Le Carnet », où la première éolienne Haliade 150-6 avait été installée pour des tests.

Pour la première fois en France métropolitaine un élu succède à un acteur économique à la tête d’un conseil de surveillance d’un port. Christelle Morançais, la présidente de la Région Pays de la Loire, a été élue présidente du conseil de surveillance du Grand Port, à l’unanimité au cours de la séance d’installation dirigée par Claude d’Harcourt, Préfet de Région des Pays de la Loire,

 

La présidente des Pays de la Loire a déclaré  « C’est l’affirmation forte que l’avenir du Grand Port est l’affaire de tous, et au premier chef des collectivités : la Région, le département, Nantes Métropole et la Carène. »

 

« Qu’un port d’État soit présidé par une élue d’un territoire participe d’une stratégie forte », a affirmé le préfet Claude d’Harcourt. « Se rassembler sur un tel sujet majeur est essentiel pour l’avenir du port mais aussi de Cordemais ou encore de Donges », estime aussi Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente la métropole « La Carène », tout en insistant sur les enjeux économiques et écologiques, avec la nécessaire transition énergétique.

 

Les objectifs et les enjeux sont importants

 

« Reconquérir notre « hinterland », cet espace géographique proche où les entreprises de la région recourent encore trop largement aux ports du Havre et du nord de l’Europe pour exporter leurs marchandises. » sera l’un de nos objectifs estime Christelle Morançais. Il s’agit aussi de « diversifier les activités portuaires aujourd’hui trop dépendantes des hydrocarbures ». 

 

 

En application des articles L. 5312‐6 et L. 5312‐8 du Code des Transports, le Grand Port Maritime, établissement public de l’Etat, est dirigé par un Directoire, sous le contrôle d’un Conseil de Surveillance. Le premier assure le management exécutif et est responsable de la gestion. Le second arrête les orientations stratégiques et exerce le contrôle permanent de la gestion. Le Conseil de Surveillance est composé de 18 membres (voir annexe) : cinq représentants de l’Etat, cinq représentants des collectivités locales, trois représentants du personnel du Grand Port Maritime de Nantes Saint‐Nazaire et cinq personnalités qualifiées.

 

S’affirmer comme le port du Grand Ouest

 

 

A l’échelle française, cette configuration est inédite. Elle s’assimile davantage aux modèles de certains ports nord européens qui intègrent les collectivités locales dans l’actionnariat et la gouvernance, comme Rotterdam, Anvers, Brême ou Hambourg. Le port de Nantes Saint‐Nazaire entend ainsi renforcer ses services au bénéfice des entreprises de l’hinterland, qui s’étend de la Bretagne au nord de la Nouvelle Aquitaine et jusqu’à la région Centre‐Val de Loire. Il a pour ambition de devenir le port du Grand Ouest. 

 

 

Revisiter le développement du port « Le Carnet » et faire une proposition pouor le 29/11/2019.

 

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Les porteurs de projets ont jusqu’au 29 novembre pour se faire connaître et exposer leur besoin et télécharger les documents de présentation via la page web dédiée.

 

 

 

 

 

Parmi les critères à respecter : proposer un projet dont l’activité écotechnologique* est en lien avec le trafic fluvio-maritime. 

Situé sur la communauté de communes Sud-estuaire, le site portuaire dispose de 395 hectares de réserves foncières. Le futur parc écotechnologique s’étendra sur 110 hectares. La surface restante, soit 285 hectares, sera préservée et restaurée. La requalification de ces espaces naturels fait l’objet d’une collaboration étroite avec les services de l’État et les associations environnementales. Ce site dispose de l’ensemble des autorisations d’aménagement, y compris sur le plan environnemental, à travers l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2017. Le coup d’envoi des aménagements pourrait être lancé dès 2020 avec la création des premières mesures compensatoires puis la réalisation des infrastructures.

Le développement du site présente un intérêt majeur en termes de transition énergétique, d’emplois et de compétitivité industrielle. Il offre de nouvelles capacités au territoire pour capter les filières émergentes, en complémentarité et en synergie des sites de Montoir de Bretagne et de Saint-Nazaire. Cette étape d’identification en amont des besoins industriels et logistiques permettra un aménagement adapté et optimisé, avec un accompagnement qualifié des porteurs de projets et de leurs problématiques.

 

 

Points de repère

 

L’activité du port de Nantes Saint-Nazaire génère 24 400 emplois au sein d’environ 500 établissements formant un complexe industrialo-portuaire (Étude Insee 2015) dont 7 700 emplois maritimes et portuaires et 16 700 emplois industriels et de service.

 

Les sites aménagés et en cours d’aménagement représentent une surface totale de 1 350 ha. Les zones portuaires, comprenant des terminaux, des plates-formes logistiques et des sites industriels, sont connectées aux réseaux routiers et ferroviaires nationaux. Elles sont également situées à proximité des aéroports de Nantes et de Montoir de Bretagne. Une liaison fluviale est assurée sur l’estuaire de la Loire pour différents types de trafic.

 

 

Le Grand Port Maritime de Nantes Saint‐Nazaire, accueille chaque année près de 3000 escales de navires par an, 800 trains de marchandises et 400 convois de barges fluviales…  et c’est également de Nantes que partent les immenses paquebots et les sous-stations pour les parcs éoliens en mer fabriqués par les Chantiers de l’Atlantique ou les éléments d’Airbus.


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