Chine – Lundi 26/08/2019 – energiesdelamer.eu. En 2018, la Chine* est le pays à avoir installé plus de capacité que tout autre marché (1,8 GW), suivie du Royaume-Uni (1,3 GW) et de l’Allemagne (0,9 GW) d’après le chiffre du GWEC … La course au gigantisme offshore est aussi ouvert dans ce pays qui compte le plus grand espace maritime pouvant être équipé d’éoliennes en mer. 

C’est donc au tour des Chinois de sortir des machines de 10 MW pour l’éolien offshore. Dongfang Electric Corp (DEC) a présenté le 22 août sa première machine de 10 MW prête à être expédiée, après avoir subi tous les tests dans son usine de Deyang, dans la province de Sichuan.

 

 

L’éolienne de 10 MW est à entraînement direct dotée d’un aimant permanent, comme ses homologues occidentales. Début juillet, la production de pales de 90 mètres (B900A) a commencé dans l’usine de Tianjin du constructeur chinois et la turbine va être acheminée sur le projet de la baie de Xinhua, a signalé un communiqué de DEC daté du 22 août.

 

Le groupe étatique DEC passe ainsi le premier le cap des 10 MW, mais ses concurrents chinois sont sur ses traces. Goldwind, le leader chinois (et mondial) de l’éolien, vient en effet de révéler une machine de 8 MW dotée de pales de son fabricant Sinoma (85,6 m). Mingyang Smart Energy (MYSE) vient de livrer une turbine de 7,25 MW et vise également les 10 MW. Quant à Shanghai Electric, il a présenté une éolienne de 8 MW fondée sur la technologie Siemens Gamesa dans son usine de Shantou, dans la province du Guangdong. Son usine du Fujian est déjà en production pour les 7 MW.

 

La concurrence est rude puisque MHI-Vestas, comme Siemens Gamesa, avec sa SG 10.0- 193 DD (pales de 94 m), affichent de leur côté la volonté de mettre à l’eau rapidement des éoliennes de 10 MW à très brève échéance. Et GE, grâce à son Haliade-X, sortie d’usine et qui commence ses essais à Rotterdam pour la nacelle, et mène le jeu pour l’heure avec 12 MW et des pales de 107 m dont la première lame est arrivée chez Ore-Catapult le 16 août. Sans oublier que GE est également présent en Chine avec Haliade.

 

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 Dans notre numéro annuel, MerVeille Energie, nous rappelions en juin dernier que la puissance moyenne des nouvelles turbines installées en 2018 était de 6,8 MW, ce qui représente une augmentation de 15% par rapport à 2017, soit un doublement en moins de 10 ans. 


Cette montée en puissance a été acquise notamment par un changement des machines, qui se débarrassent de leur multiplicateur pour passer à l’attaque directe, réduisant d’autant la problématique de la maintenance toujours malaisée en mer.

 

Tous les grands constructeurs, de Siemens Gamesa (qui a absorbé Adwen) à Vestas en passant par GE Renewable Energy (qui a repris la technologie Haliade développée par Alstom), ont ainsi pu, en quelques années, proposer des machines de plus de 6, puis 7 et enfin 8 MW. Moins de machines signifie moins d’espace occupé en mer, et surtout moins d’installation et de maintenance.

Le Royaume-Uni a installé l’an dernier la plus grande éolienne offshore au monde à ce jour – la V164-8,8 MW de MHI Vestas, et a annoncé le 1er avril 2019, que l’Ecosse accueillera en 2020 pour le parc éolien flottant de Kincardine, 5 turbines MHI Vestas V164 – 9,5 MW.

 

 

Points de repère

 

09/08/2019 – Shangai Electric sort sa 8 MW à partir de la technologie Siemens Gamesa. 

 

* La Chine signataire des accords de Paris


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