France – Etats-Unis – Lundi 05/08/2019 – energiesdelamer.eu. General Electric a annoncé au printemps la suppression de plus d’un millier d’emplois en France, dont 80 dans la branche ingénierie de sa filiale Wind (éolien), basée à Nantes.

La semaine dernière, les médias se sont fait l’écho du syndicat CGT qui a présenté il y a quelques jours un « plan B » en dix propositions pour assurer l’avenir de General Electric en France, où 1 050 suppressions d’emplois ont été annoncées, dont 800 à Belfort, qui fabrique des turbines à gaz, et 80 dans la branche projets et ingénierie de sa filiale Wind, basée à Nantes.

Selon la CGT, il y a également Villeurbanne et Aix-les-Bains chez Grid (réseau), à Massy chez Stream (turbines vapeur).

 

Le syndicat réclame un moratoire sur ce plan et une prise de participation publique majoritaire au capital de GE EPF (Belfort) à travers la Banque publique d’investissement. La CGT, qui parle de 2 000 emplois réellement menacés en France via des plans sociaux et des ruptures conventionnelles, dénonce la stratégie du groupe, basé aux États-Unis, visant à « quitter progressivement l’Europe après avoir racheté son concurrent Alstom en accaparant technologies et brevets ».

Selon le syndicat, l’objectif de GE serait de «transférer la production (de turbines à gaz) dans les pays à bas coût comme la Hongrie» et de «réduire l’activité en France pour avoir quelque chose de plus petit et de plus profitable».

En Loire-Atlantique, outre le site de Nantes, General Electric France possède également une usine de production de turbines d’éoliennes en mer basée à Montoir-de-Bretagne qui emploie 200 salariés. L’usine, qui prévoit une centaine d’embauches, va lancer début 2020 la production des 80 turbines de 6 MW destinées à équiper le futur parc éolien du banc de Guérande, au large de Saint-Nazaire d’EDF Renouvelables et Enbrigde.

 

Points de repère

 

 

22/07/2019 – Jérôme Pécresse, Président de GE Renewable Energy et John Lavelle, CEO, de GE Offshore Wind tiendront ce lundi une conférence de presse à l’usine de Montoir de Bretagne (Nantes-Saint-Nazaire) dix jours après avoir annoncé l’ouverture d’une usine et d’un centre de recherche en Chine. Ils devraient expliquer leur stratégie mondiale pour l’éolienne en mer Haliade X 12 MW « face à la pression de l’énergie propre qui ne fera qu’augmenter ».

 

L’intersyndicale CFE-CGC, CGT, Sud, avait adressé le 18 juillet une «mise en demeure» l’engagement de 2014, souscrit dans le cadre du rachat des activités «énergie» d’Alstom par GE et valable dix ans.

«Je vous confirme avoir demandé à General Electric de démontrer que les centres de décision en matière de conception, de production et de vente de turbines à gaz seraient maintenues à Belfort à l’issue des restructurations envisagées», écrit Bruno Le Maire.

Le ministre avait invité les représentants de l’intersyndicale à lui transmettre tous les éléments montrant «d’éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ou de formuler une analyse plus précise sur le plan (social)».

 

06/02/2019 – General Electric paye et licencie dans sa division éolien en mer en France