08/06/2026 – energiesdelamer.eu.
Pour la « Journée Mondiale de l’Océan » 2026, soit un an après la Conférence des Nations unies sur l’Océan de Nice (Unoc-3), Catherine Chabaud annonce de nouvelles aires de protection marine, « Il y a beaucoup d’endroits où nous interdisons complètement les activités, mais en fin de compte, tout l’enjeu, c’est d’arriver à faire progresser aussi les activités pour les rendre moins impactantes. »
L’année dernière, lorsque la France a accueilli la troisième conférence des Nations unies pour l’océan à Nice, « on s’est donné comme objectif de pousser à 14,8% les aires marines protégées », qui représentent au total 11 millions de kilomètres carrés, alors « qu’on était à 4,8% », détaille la ministre. Les aires marines protégées (AMP), sont ces espaces délimités en mer qui répondent à des objectifs de protection de la biodiversité marine.
Les zones où la protection va être renforcée sont « les Terres australes et antarctiques françaises, avec 900 000 km², dans une zone qui est au large, où les fonds sont au-delà de 2 500 mètres de fond, dans une autre zone en Guadeloupe, des récifs coralliens où il y a des tortues, et puis, dans la Baie d’Audierne, sur le littoral breton, à un endroit où il y a un oiseau qui s’appelle le Gravelot à collier interrompu, pendant la période de nidification, on interdit les chiens et les voitures », énumère Catherine Chabaud.
Certaines de ces zones, comme les Terres australes, sont déjà protégées, mais « l’idée c’est d’avoir ce qu’on appelle un label de zones de protection forte où on prend des mesures qui renforcent la protection, explique la ministre, en dessous du niveau le plus haut, celui de zone de protection stricte. « La particularité » de cette démarche, « c’est que nous créons des aires marines protégées là où il y a des activités, où on définit avec les scientifiques » des zones où « à certains endroits, on interdit » des activités comme la pêche, et « à d’autres, on régule, on les encadre, c’est tout l’objet ». « Il y a beaucoup d’endroits où nous interdisons complètement les activités, mais en fin de compte, tout l’enjeu, c’est d’arriver à faire progresser aussi les activités pour les rendre moins impactantes. »
Maintenir et continuer à convaincre les pays à signer l’accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) se rapportant à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) est une priorité. Tout comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires. L’OMI a adopté la Stratégie GES 2023 de l’OMI, qui s’appuie sur la Stratégie GES initiale (2018) et les premières mesures obligatoires d’efficacité énergétique pour les navires introduites en 2011. Pour soutenir la mise en œuvre. Mais le nombre n’est pas encore suffisant et les États-Unis ont bloqué les accords, comme l’a rappelé Olivier Poivre d’Arvor, conseiller spécial du Président de la République lors de la première conférence Roquelaure*, organisée par la députée de la Gironde Sophie Panonacle.
Il faut renforcer la coopération internationale autour de l’Océan, bien commun de l’humanité, et mobiliser une nouvelle génération d’acteurs engagés pour sa compréhension et sa préservation.
*8è édition de la Fête de la mer et des littoraux qui se tenait sous les hospices de Catherine Chabaud vendredi dernier.
Photo : Fonds marins · ©Ministère de la Transition Ecologique
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Les zones où la protection va être renforcée sont « les Terres australes et antarctiques françaises, avec 900 000 km², dans une zone qui est au large, où les fonds sont au-delà de 2 500 mètres de fond, dans une autre zone en Guadeloupe, des récifs coralliens où il y a des tortues, et puis, dans la Baie d’Audierne, sur le littoral breton, à un endroit où il y a un oiseau qui s’appelle le Gravelot à collier interrompu, pendant la période de nidification, on interdit les chiens et les voitures », énumère Catherine Chabaud.



