France – 28/05/2026 – energiesdelamer.eu.

CINav a officialisé le lancement de B.Sea, formation inédite dédiée à la transition écoénergétique des industries de la mer, avec l’arrivée de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) comme partenaire stratégique.

Cette plateforme d’apprentissage conçue comme une  » université numérique » s’adressera à tous les acteurs de la filière, du CAP au doctorat. La formation entre dans sa phase opérationnelle avec une mission claire : bâtir un socle de connaissances scientifique et pédagogique unique pour accélérer la transition écoénergétique de la filière. B.Sea s’impose ainsi comme la plateforme de référence en France pour former les futurs apprenants et faire monter en compétences les 130 000 collaborateurs des industries de la mer.

La formation « acculturation » est déjà opérationnelle, comme a pu en témoigner un jeune technicien en formation par alternance Naval Group / IUT de Brest-Morlaix. L’ensemble des modules entrera dans sa phase opérationnelle dès octobre 2027 avec une mission claire : Partager un socle unique de connaissances scientifiques et pédagogiques pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer. B.Sea s’impose ainsi comme la plateforme de référence en France pour former les futurs apprenants et faire monter en compétences les 130.000 collaborateurs de la filière.

Les industries de la mer représentent aujourd’hui 130 000 emplois, 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 1 000 métiers différents, de la conception à la maintenance des navires, des énergies marines aux industries nautiques, en passant par le naval de défense représenté notamment par le GICAN.

L’Université de Bretagne Occidentale rejoint B.Sea pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer

Mais cette filière, au cœur de tous les grands enjeux d’avenir du pays – transition énergétique, souveraineté industrielle, réindustrialisation des territoires -, fait face à un double défi :

  • Se transformer en profondeur pour répondre aux exigences de la transition écoénergétique. Par la décarbonation des activités maritime et portuaire en adoptant une approche « en cycle de vie » permettant la prise en considération des impacts environnementaux des produits et services de leurs conceptions à leurs fins de vie. Par l’innovation avec le déploiement de l’éolien offshore et par l’adaptation des infrastructures portuaires : autant de mutations qui réinventent des métiers entiers et font émerger, à un rythme inédit, de nouvelles compétences à acquérir.
  • Recruter massivement pour soutenir sa croissance : plus de 10 000 personnes chaque année, et près de 8 000 créations nettes d’emploi attendues d’ici 2030 sur les seuls métiers les plus recherchés.

Or, la transition écoénergétique n’est pas l’affaire d’un service ou de quelques experts isolés. C’est l’affaire de tous : du dirigeant qui définit la stratégie à l’ingénieur qui conçoit le navire, du technicien qui le construit à l’opérateur qui en assure la maintenance, jusqu’à l’apprenant qui découvre aujourd’hui ces métiers. Faire de cette transition un réflexe partagé et une culture commune suppose une formation à grande échelle et à tous les niveaux. C’est précisément l’ambition de B.Sea.

B.Sea : une formation de référence pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer

Portée par CINav, co-construite et co-financée avec 14 partenaires académiques et industriels pour un budget global de 10 millions d’euros sur 3 ans, B.Sea est un dispositif inédit destiné à former tous les acteurs de la filière, du CAP au doctorat, aux enjeux de la décarbonation et de la transformation écoénergétique.

B.Sea est née d’un projet lancé en 2024 sous l’appellation FORTEIM (Formation à la Transition Écoénergétique des Industries de la Mer*), lauréat d’une aide de l’État de 5 millions d’euros dans le cadre de France 2030. Rebaptisé B.Sea en décembre 2025, le projet est aujourd’hui dans sa phase opérationnelle avec l’objectif de déployer massivement ses formations en octobre 2027.

« Avec B.Sea, CINav apporte une réponse opérationnelle à une attente forte de la filière des industriels de la mer : accompagner la transition écoénergétique par une montée en compétences massive et rapide, de la formation initiale à la formation continue. Piloté par CINav, ce projet s’inscrit dans une démarche d’intelligence collective associant référents académiques et acteurs industriels, afin de garantir des contenus scientifiquement irréprochables et directement mobilisables. B.Sea constitue un levier structurant pour transformer durablement les compétences de toute la filière. » Lénaïc Segalen, Déléguée Générale de CINav

L’UBO : la caution scientifique au cœur du dispositif

La signature de ce partenariat avec l’Université de Bretagne Occidentale vient consolider l’excellence académique de B.Sea qui bénéficie également des apports de Centrale Nantes, Centrale Méditerranée, ENSTA Fondation.

« Ce partenariat a un sens profond pour l’UBO. En tant qu’université de pointe sur les sciences de la mer avec l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM), intégrer B.Sea nous permet de transformer nos recherches en compétences opérationnelles pour les industriels. C’est en outre le lien direct entre la connaissance fondamentale et l’action sur le terrain pour la préservation de nos océans. »

Une vingtaine d’enseignantes-chercheures et enseignants-chercheurs de l’IUEM sont ainsi impliqués dans B.Sea via le co-développement de plusieurs modules d’acculturations visant à sensibiliser largement aux enjeux environnementaux marins et climatiques, a précisé France Floc’h, Physicienne du littoral – Directrice adjointe IUEM Formation Continue & Alternance. La mission de coordination est assurée par Eric Foulquier, Co-responsable de la Chaire Transitions Portuaires et Maritimes et Maître de conférences en géographie.

Quinze partenaires, quatorze modules : une formation complète, du CAP au doctorat

La force de B.Sea réside dans son universalité : la formation s’adresse à tous les niveaux, du CAP au doctorat, en formation initiale comme en formation continue. Elle s’articule autour de 11 modules numériques d’acculturation et 3 modules de perfectionnement couvrant les grands enjeux de la transition écoénergétique tels que : l’évolution du climat et ses impacts sur l’environnement, la décarbonation des navires, l’écoconception, les énergies marines renouvelables…. Ces modules s’appuient sur un socle commun de connaissances, garant d’une cohérence pédagogique entre tous les niveaux, et sont accessibles via une plateforme d’apprentissage modulaire pensée comme une véritable université numérique.

Pour répondre à la diversité des cibles (du CAP au doctorat)  une pédagogie innovante est déployée avec : des référentiels de connaissance et de compétences sur 4 niveaux et 3 cibles, des auto-positionnements en début de parcours pour personnaliser l’expérience apprenant, une architecture modulaire et progressive avec des capsules de 5 à 10 minutes, une mix-modalité pédagogique et une diversité de ressources : capsules e-learning, vidéos dessin-animé, vidéos experts, activités, quizz, vidéo témoignages, sept (7) jeux pédagogiques et immersifs pour un engagement renforcé des apprenants et un ancrage durable des savoirs et compétences, des évaluations permettant des badges numériques (OpenBadges) et attestations de suivi afin de valoriser ses acquis, rappelle Loïc Tournedouet Directeur projets à l’AFPA.

À terme, ce sont 10 000 apprenants par an – jeunes en formation et collaborateurs en poste – qui bénéficieront de la formation B.Sea partout en France. Wilfried Bourdon  est le directeur de projet B.Sea. Il avait rejoint CINav en octobre 2024 pour piloter le projet FORTEIM.

Une pédagogie innovante et immersive : du serious game à l’université numérique

B.Sea ne se contente pas de transmettre des savoirs. L’innovation est également au cœur de la démarche, avec l’usage de serious games (jeux sérieux) ludo-pédagogiques développés par Frédéric  Lutaud d’Ikigai et des immersions techniques sur les sites d’essais en mer de la Fondation Open-C, dirigée par Stéven Curet (ex GE).

Les 15 partenaires du projet B.Sea

L’ensemble est conçu par un consortium de 15 partenaires réunissant chercheurs, industriels et experts en pédagogie. CINav, UBO, Naval Group, Évolen, France Énergies Marines, CEA, Muséum national d’Histoire naturelle, Wind Ship, Ikigai, AFPA, Studio Nyx, Centrale Nantes, Centrale Méditerranée, ENSTA Fondation Open-C.

L’opération est soutenue par l’État dans le cadre de l’AMI « Compétences et Métiers d’Avenir » du Programme France 2030, opéré par la Caisse des Dépôts.

POINTS DE REPÈRE

Métiers du naval et du maritime : Journée recrutements à Chantiers de l’Atlantique à Nantes Saint-Nazaire

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