25/09/2026 – energiesdelamer.eu.
A l’occasion des Journées de l’association nationale des élus des littoraux, qui a rassemblé durant 2 jours les élus locaux et territoriaux , administrations, Eric Duporte, Directeur du développement et affaires au Shom, a présenté ses missions, et notamment l’apport des outils de l’organisme d’Etat, au service des zones côtières qui sont l’une de ses missions.
- La méthode historique et toujours incontournable : le navire hydrographique équipé de sondeurs acoustiques multifaisceaux (depuis les années 1980s), qui balaie une large fauchée de part et d’autre du navire. Elle permet d’obtenir alors une véritable cartographie 3D du fond, avec une densité de mesures très important, assurant précision et maîtrise de la qualité, avec des incertitudes verticales de l’ordre de quelques cm ou dizaines de centimètres.
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- La deuxième révolution est venue du laser aéroporté : le LiDAR bathymétrique : depuis un avion, le système envoie des impulsions laser vers le sol et vers la surface de l’eau et utilise notamment un laser vert capable de pénétrer dans l’eau, et on peut ainsi obtenir simultanément une information topographique et bathymétrique. Technique particulièrement intéressante dans cette zone qui est traditionnellement compliquée à mesurer : l’estran, les très petits fonds, et la transition terre-mer. C’est le programme Litto3D®, porté conjointement par le Shom et l’IGN, financé par les régions, l’Etat, l’Europe et le Shom. L’ensemble des côtes métropolitaines est en passe d’être couvert, au même titre que la plupart des départements/régions d’outremer, et progressivement quelques territoires de Nouvelle Calédonie et Polynésie Française.
- La miniaturisation des capteurs permet désormais d’embarquer de la bathymétrie sur des drones. Les drones de surface (USV) (ou sous-marins (AUV)) que le Shom a récemment acquis sont désormais employés pour la bathymétrie côtière : ils peuvent embarquer un sondeur multifaisceaux, et peuvent réaliser des levés dans des endroits où il serait disproportionné de mobiliser un navire hydrographique, ce qui permet de changer d’échelle économique et opérationnelle, permettant rapidité, coût réduit, tout en garantissant des précisions et performances très proches voire équivalentes à celles d’un navire hydrographique.
- La quatrième évolution est probablement la plus intéressante pour le suivi à très grande échelle : l’imagerie satellitaire.
Ici, on exploite la façon dont la lumière pénètre dans l’eau et est réfléchie par le fond. Des algorithmes peuvent donc estimer la profondeur à partir de l’image. Ce principe est particulièrement intéressant dans les eaux peu profondes et relativement claires : zones de quelques mètres à une vingtaine de mètres selon la turbidité et clarté de l’eau.
Le satellite permet de couvrir de très grandes surfaces, avec des acquisitions répétées, et à un coût marginal très faible une fois la chaîne de traitement en place. Chaque année le Shom produit des bathymétrie sur des zones chantier généralement en outremer (Polynésie, Nouvelle Calédonie), avec des résolutions de l’ordre de 1m ou 10m selon l’origine des images.
- Enfin ne pas oublier que la mesure du niveau marin est fondamentale pour l’établissement de référentiels de la bathymétrie, et cette compétence est entretenue par le Shom, au travers du réseau national RONIM (50 marégraphes dont 40 en métropole), et par le réseau REFMAR français (123 marégraphes en France avec 24 partenaires). Ces observatoires de marégraphie sont primordiaux pour de nombreux enjeux et besoins : hydrographie, submersions marines, suivi de l’élévation du niveau marin du fait du changement climatique, alertes au tsunamis, calibration des observations satellitaires, exploitation du trafic maritime, etc…voir diapo 2 en PJ.
Propos recueillis lors des Journées de l’ANEL qui se sont tenues à Avranches les 24 et 25 septembre
Le service hydrographique et océanographique de la Marine – Shom – est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère des Armées. Il a pour mission de connaître et décrire l’environnement physique marin et d’en prévoir l’évolution.
Deux tables rondes ont plus particulièrement traité du trait de côté
Retour d’expériences et points sur les sujets en cours, Catherine BRUNAUD-RHYN, Présidente de la CA Mont-Saint-Michel-Normandie, Emmanuel ALZURI, Maire de Bidart, Louis TEYSSIER, Vice-Président de la CC Coutances Mer et Bocage, Maire de Blainville-sur-Mer, Camille PELAGE, Vice-Président du Conseil Régional de la Guadeloupe
Modifications réglementaires, nouveaux outils, Éric DUPORTE, Responsable développement et affaires au SHOM, Juliette LALLEMAND VICTOR, Présidente de la Fédération Française des Télécoms Julia JORDAN, Directrice adjointe risques eaux et mer du Cerema, Nicolas BLANC, Directeur Régional Normandie de la Banque des Territoires, Philippe VAN DE MAELE, Directeur Général du Conservatoire du littoral
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