France – 23/02/2024 – energiesdelamer.eu.

Une étude scientifique menée par une équipe de scientifiques multidisciplinaires de l’Université de Victoria (Canada), l’Ifremer (France), l’Université de Liège (Belgique) et le Centre d’Études Avancées de Blanes (CEAB-CSIC – Espagne), vient d’être publiée par la revue Scientific Reports. Elle présente les premières découvertes sur  la faune de l’un des habitats les plus extrêmes sur la planète, Capelinhos, qui est situé à 1.5 kilomètre de Lucky Strike.

L’édifice hydrothermal Capelinhos, a été découvert en 2013* dans la partie nord de la dorsale médio-Atlantique. Il est à 1700 mètres de profondeur au large des Açores.

Les fluides émis par ces cheminées sont potentiellement plus toxiques que ceux des sites voisins jusque-là étudiés, avec un pH plus acide et des concentrations plus élevées de métaux lourds.

Néanmoins, un écosystème riche a été découvert, avec une faune très similaire à celle des habitats des sources voisines.

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POINTS DE REPÈRE

 

La nouvelle source hydrothermale avait été découverte le 20 août 2013, située à 1.5 km à l’Est du groupe des sorties de fluides connues jusqu’ici à Lucky Strike. C’est un édifice de sulfures de plus de 10m de haut, avec des fumeurs et des zones de sorties diffuses au sommet. Elle a été découverte pendant une exploration menée dans l’intervalle entre deux manipulations de maintenance de l’observatoire. Les scientifiques étaient guidés par les cartes de microbathymétrie levées pendant la campagne Bathyluck en 2009**. Cette nouvelle source s’appelle Capelinhos (petite chapelle) car le sommet évoque les frontons des églises baroques des Açores.


La campagne MoMAR-demo embarquera de Horta aux Açores le 24 août à bord du navire océanographique de l’Ifremer Le Pourquoi Pas pour revenir le 7 septembre. Durant cette période, les scientifiques remonteront à bord les instruments présents en fond de mer sur le site Lucky Strike, les stations SeaMoN et la bouée BOREL afin d’en récupérer les données, de remettre les capteurs en état de marche et de les réinstaller pour un an. A ces travaux s’ajouteront des prélèvements de fluides, des mesures in-situ dans la colonne d’eau (CTDs), des mesures chimiques près des colonies de moules et des prélèvements bio et microbiologie.

Le projet MoMAR “Monitoring the Mid-Atlantic Ridge” a été initié par le groupe InterRidge en 1998 pour étudier les instabilités environnementales dues à l’activité du champs hydrothermal situé sur la ride médio-altantique au sud des Açores. Devenu depuis une composante du réseau européen ESONET (European Seafloor Observatory Network) et du programme européen EMSO (European Multidisciplinary Subsea Observatory) qui coordonne les initiatives d’observatoires en fond de mer autour de l’Europe, MoMAR s’attaque à deux questions principales : quelles sont les interactions entre volcanisme, déformation, séismicité et hydrothermalisme dans une  ride médio-océanique à faible taux d’expansion, et comment l’écosystème hydrothermal est-il couplé à ces processus .

Le projet MoMAR-Demo a débuté en 2010 partiellement soutenu par ESONET. Lors de deux campagnes, en 2010 et 2011, l’observatoire a été déployé. Il comprend deux systèmes de connection en fond de mer, Sea Monitoring Nodes (SeaMoN), qui sont acoustiquement reliés à une bouée BoREL, qui elle-même retransmet les données par satellite à une station terrestre basée à Brest. Le premier SeaMoN est connecté à un séismomètre à trois composantes et à un hydrophone pour enregistrer l’activité séismique, ainsi qu’à deux sondes de pression pour des mesures géodésiques. Le second SeaMoN est connecté à une caméra vidéo, un analyseur de fer dissout, et à une sonde de mesure de l’oxygène et de la température pour des mesures écologiques. La bouée BOREL est équipée d’un GPS et d’une station météo. Les données sont transmises toutes les 6h et mise en ligne selon le protocole d’ESONET-EMSO sur le site http://www.ifremer.fr/WC2en/allEulerianNetworks/ . En cas de besoin, le sytème peut être interrogé ou commandé.

Ce dispositif est au coeur d’une zone équipée de capteurs autonomes : sismomètres fond de mer (OBSs), sondes de pression et de température dans des fumeurs, courentomètres et capteurs de température dans la colonne d’eau, observation de la faune pour en suivre la colonnisation sur la durée.

La mission est dirigée par Jérome Blandin et Pierre Marie Sarradin de l’Ifremer et Mathilde Cannat de l’IPGP, elle comprend 11 participants CNRS-INSU (IPGP et labo GET de Toulouse).

Equipe MoMAR-demo
1 Equipe de Géosciences Marines, Institut de Physique du Globe Paris (CNRS, Paris Diderot, PRES Cité Paris Sorbonne), France
2 IFREMER, Plouzané, France
3 IMAR-DOP, University of Azores, Horta, Portugal

** Bathyluck 2009 était co-dirigée par Mathilde Cannat et Javier Escartin (IPGP)

 

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