Collectif d’abonnés C’est en ligne ! – 01/04/2022 – energiesdelamer.eu. Un collectif de lecteurs abonnés à energiesdelamer.eu a transmis leur analyse exclusive au regard des déclarations de certains candidats d’extrême droite. Par ailleurs, energiesdelamer.eu a réalisé une veille sur des réponses faites par les candidats à différentes enquêtes menées par des associations professionnelles, la Fondation de la mer,  et une analyse de Novethic.

Pour un collectif d’abonnés : Terminées les petites phrases loufoques annonçant la suppression des éoliennes dans nos campagnes et au large de nos plages. Désormais les 2 candidats d’extrême droite se préoccupent de l’avenir des loups et des phoques comme du nôtre. La prise de conscience est venue à la lecture du rapport du GIEC dont les équipes de campagne ont fait leur livre de chevet pour inspirer leur programme à la présidentielle. Il faut dire que le champ était laissé libre par la plupart de leurs rivaux qui peinent à proposer une stratégie énergétique et économique bas carbone à la hauteur des enjeux environnementaux qui nous menacent.

Même s’ils s’en défendent, les 2 candidats qui s’affrontent sur un round « climatique » de l’élection, réagissent sûrement aux conséquences de la guerre en Ukraine qui a mis en évidence notre dépendance énergétique à la Russie. « Lors de notre dernière poignée de main, je le lui ai redit une énième fois : Vladimir, ton pétrole et ton gaz souillent nos plages comme nos bronches. Vends-nous des panneaux solaires sinon on sera obligé d’acheter du gaz de schiste et du pétrole bitumineux outre-Atlantique, aussi sale, mais d’origine démocratique. » rappelle Marine L.P.

Quant à Éric Z., stupéfait d’apprendre que notre uranium ne vient pas des Hauts de France mais du Kazakhstan, il envisage déjà un mixte énergétique améliorant la souveraineté de notre armée. « Quitte à se défendre, autant le faire proprement et avec notre industrie nationale. Mettons des hydroliennes sur nos sous-marins et des éoliennes sur notre futur porte-avion, ça sera bon pour l’emploi et la planète ! ».

Par ailleurs, chez d’autres candidats, des pistes sont également à l’étude pour accompagner le déploiement des parcs éoliens offshore, parmi lesquelles le recours à des « bergers de la mer pour sortir pâturer les éoliennes en mer, les jours de vent, soit plus de 80% de temps et les protéger de prédateurs producteurs d’énergies carbonées qui contribuent à la dégradation de la biodiversité marine ». De nombreux poissons, apprécient d’ores et déjà la perspective de profiter de zones qui seront propices à leur développement.

Ce n’est pas un poisson d’avril !

Novethic fait un constat : 5 %, c’est le maximum du temps consacré au climat par les médias depuis le début de la campagne présidentielle. Pourtant, le sujet sera crucial pour le prochain locataire de l’Élysée et intéresse les Français, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Selon une enquête (« 2022, les Français ont choisi ! », éditions Plon) menée par l’essayiste et chroniqueuse Barbara Lefebvre, en partenariat avec l’Ifop, sur un échantillon représentatif, l’environnement apparaît comme une thématique incontournable pour les Français.

Le sujet se pose dès lors comme l’un des grands angles-morts de la campagne. Pour pallier ce manque, plusieurs think-tanks et ONG ont épluché les programmes des candidats sur les questions climatiques, énergétiques et environnementales, et ont mis en place des comparateurs et des classements. Voici cinq outils à aller parcourir pour y voir plus vert avant d’aller voter dimanche 10 avril pour le 1er tour proposé par Novethic

1) Shift Project : quel projet pour décarboner la France ?

2) Réseau Action Climat : que valent les candidats sur le climat ?

3) Greenpeace : Qui souffle le chaud et le froid en matière d’écologie ?

4) B&L Évolution : Quelle place pour l’adaptation aux impacts du dérèglement climatique ?

5) I4CE : des consensus pour le prochain quinquennat

Pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER) présidé par Jean-Louis Bal qui avec PIPOLE ont publié le compte rendu de leur émission sur les Présidentielles. Dans la perspective d’un quinquennat décisif pour relever les défis majeurs de la souveraineté et de la transition énergétique, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a convié les candidats à présenter et débattre de leurs projets en matière d’énergies renouvelables. Cinq porte-paroles en charge des volets Énergie et Climat de leurs programmes respectifs ont ainsi pu exposer les solutions qu’ils proposent aux Français. PIPOLE, chaine de Twitch.

Pour la Fondation de la mer présidée par Sabine Roux de Bézieux a également mené son enquête. A la question, quelle place entendez-vous réserver à un ministère de la Mer aux pouvoirs renforcés ?…. Les réponses sont décevantes.

La Fondation de la Mer effectivement se désole que seulement trois candidats aient évoqué la place du Ministère de la Mer. Seul Yannick Jadot lui a attribué une place privilégiée pour assurer une gouvernance efficace des espaces maritimes. Nicolas Dupont-Aignan propose son rattachement au Premier Ministre et Fabien Roussel parle d’un “grand” ministère de la mer sans préciser son cadre d’exercice et ses moyens.

Marine Le Pen et Eric Zemmour proposent la création d’un nouveau ministère qui regroupe pour la première la mer et les Outres-mers et pour le second, la Ruralité, l’Agriculture, l’Environnement, la Bio- diversité ainsi que la Chasse, la Pêche et la Forêt.

Emmanuel Macron, qui a pourtant créé un ministère de la Mer de plein exercice en 2020 après près de trente ans d’absence, ne se prononce pas explicitement sur son avenir. Il a créé en 2022 la Direction Générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DG AMPA) pour amplifier l’action gouvernemental qui jouera un rôle décisif à l’avenir pour la conception et la déclinaison de la politique maritime.

La Fondation de la Mer estime que ces propositions sont insuffisantes et peu crédibles faute d’être accompagnées de tout chiffrage. Elle regrette le manque de considération politique à l’égard des politiques liées à la Mer, que ce soit en matière d’environnement, d’économie maritime, de rayonnement et d’influence maritimes.

 


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