France – 30/06/2021 – energiesdelamer.eu. La France doit se fixer des objectifs plus ambitieux en matière de développement de l’éolien en mer et d’autres énergies marines, prône un rapport publié mardi sous l’égide de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

« Selon la CRE, la France devrait se fixer des objectifs plus élevés en matière de développement de l’éolien en mer et des énergies marines. Le rapport propose d’atteindre 18GW installés en 2035, et 50 GW en 2050. Actuellement, la PPE prévoit 5 GW installés en 2028 et 0,5 GW de plus chaque année, soit environ 9 GW en 2035 ».

Notre partenaire le Monde de l’énergie a publié la dépêche de l’AFP sur les conclusions de plusieurs groupes de travail de la CRE qui se sont penchés sur l’avenir énergétique de la France dans le cadre de son “Comité de prospective”.

L’un de ces groupes était consacré aux énergies marines, domaine dans lequel la France dispose d’un potentiel important, compte tenu de ses façades maritimes, mais où elle accuse un retard de développement important sur certains de ses voisins, avec encore aucun parc raccordé.

Le rapport suggère d’”afficher des objectifs plus ambitieux pour la filière énergies marines renouvelables”.

Il propose de fixer de nouveaux objectifs lors de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie PPE en 2023: 18 GW en 2035 et 50 GW en 2050 pour l’éolien en mer.

La France s’est pour l’heure fixé un objectif de capacité de production d’électricité éolienne (posé et flottant) en mer à 2,4 GW en 2023 et entre 5,2 GW et 6,2 GW en 2028.

Les auteurs prônent également des objectifs pour l’hydrolien (qui utilise le courant): 0,5 GW en 2030 et 3,5 GW en 2050, ainsi que pour l’énergie houlomotrice (qui utilise les vagues) avec 3,5 GW en 2050.

Les auteurs proposent également “une planification nationale maritime engageante à horizon 2050”, qui pourrait être placée sous l’égide du ministère de la Mer.

Ils abordent la question délicate de l’acceptabilité, alors que les parcs éoliens sont contestés notamment par des pêcheurs, des défenseurs de la biodiversité ou des paysages.

“Même quand il n’y a personne sur le terrain, que des poissons, on n’est pas d’accord”, a regretté le président de la CRE, Jean-François Carenco.

Un autre groupe de travail a proposé de “rationaliser le tarif réglementé de l’électricité en le rendant saisonnalisé”, alors qu’il est le même toute l’année, tout en accompagnant les publics les plus précaires.

Ces préconisations ne seront pas nécessairement mises en oeuvre mais elles sont rendues publiques afin que les décideurs publics notamment puissent s’en saisir. “C’est un travail d’influence”, a souligné M. Carenco », reprend l’AFP.

Le mix énergétique dans les ZNI – zone non interconnectée

Selon le rapport 2020, le coût moyen de production de l’électricité en 2019 dans les ZNI, a été de 256€/MWh (énergies fossiles en grandes partie), ce qui confirme toute la place des énergies marines renouvelables émergentes, hydrolienne et houlomoteur.

Il y a une dizaine de jours, Jean-François Carenco, n’avait pas apprécié l’opposition « mensongère » entre énergies renouvelables et nucléaire qui s’était fortement développée avant les élections régionales et départementales. « On aura besoin des deux », avait-il rappelé et demandé qu’une plus grande place soit faite à l’éolien qui reste cinq fois moins développé, au kilomètre carré, qu’en Allemagne.

POINTS DE REPÈRE

ZNI – La Corse, les départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, la Réunion, Mayotte), les collectivités territoriales (Martinique, Guyane), les collectivités d’outre-mer (Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis et Futuna), ainsi que les îles d’Ouessant, Molène, Sein et Chausey ne sont pas connectés au réseau d’électricité continental (ou de façon très limitée pour la Corse)


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