France – Mardi 14/01/2020 – energiesdelamer.eu. Le Havre abandonne le charbon Place aux centrales nucléaires et au mix énergétique avec les énergies renouvelables. Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est rendue au Havre (Seine-Maritime) pour la signature du Pacte territorial de Transition écologique et industrielle du Havre Seine Métropole hier lundi 13 janvier ; 

 

Le pacte signé par Emmanuelle Wargon doit accélérer la transition écologique et énergétique du territoire en vue de la fermeture de sa centrale à charbon, prévue par EDF pour le 1er avril 2021. 

C’est, par ailleurs, au Havre que Siemens Gamesa construira les éoliennes destinées aux parcs éoliens en mer de Saint Brieuc d’Ailes Marines, de Fécamp et de Courseulles sur Mer dont les opérateurs sont d’une part la société Eoliennes Offshore du Calvados et d’autre part par la société Eoliennes Offshore des Hautes Falaises. Les partenaires sont EDF Renouvelables, Enbridge et wpd offshore.

 

Charbon

La fermeture fait partie du plan du gouvernement d’éliminer progressivement ses 3 000 MW restants de capacité de production de charbon d’ici la fin de 2022 pour atteindre son objectif de réduction des émissions de carbone du secteur de l’énergie, tout en stimulant les sources d’énergies renouvelables.

Conformément aux engagements de campagne du Président de la République, le Gouvernement mettra fin à la production d’électricité à partir du charbon en France métropolitaine à horizon 2022 pour « renforcer la lutte contre le réchauffement climatique » mentionne le ministère de la Transition écologique.

D’une capacité de 580MW, la centrale à charbon emploie environ 170 personnes.

Élaboré avec les collectivités locales, les acteurs économiques, les associations et les syndicats locaux, ce pacte doit garantir aux Havrais « un avenir plus sûr tout en accompagnant les salariés touchés par les mutations industrielles ».

En juin 2019, l’entreprise expliquait avoir lancé une concertation avec les salariés et les organisations syndicales” pour “présenter un calendrier de fermeture » et « anticiper le reclassement professionnel des salariés, sans attendre 2022 afin de ne pas les empêcher de saisir la moindre opportunité ». L’idée de reconversion de la centrale, notamment grâce au projet Ecocombust visant à remplacer une partie du charbon du site par des pellets de bois au bilan carbone neutre, avait été abandonnée.

 

Le site du Havre est l’une des cinq centrales thermiques à charbon en France 

 

Cinq installations thermiques dans 4 départements sont concernées : une unité de 580 MW au Havre (Normandie), une unité de 595 MW à Meyreuil (PACA), une unité de 595 MW à Saint-Avold (Moselle – Grand Est) et deux unités d’une puissance cumulée de 1.160 MW à Cordemais (Loire-Atlantique, Pays-de-la-Loire). « Ces centrales, principalement appelées lors des pics de demande hivernaux, représentent une puissance cumulée de près de 3 GW et ont produit 9,7 TWh, soit 1,8 % de la production d’électricité en France métropolitaine« , a précisé l’Ademe, dans une étude parue en septembre 2019 sur les marchés et emplois liés aux filières ENR&Rdans les territoires impactés par la fermeture d’une centrale à charbon. 

Les deux centrales au charbon en France, Emile Huchet 6 et Provence 5, d’une puissance installée combinée de 1 200 MW, appartiennent au groupe énergétique d’Europe centrale EPH, qui les a achetées au service public allemand Uniper.

Sur le site de Cordemais (Loire-Atlantique), EDF étudie un projet – baptisé « Ecocombust » – de conversion de la centrale à la biomasse, qui pourrait ainsi continuer de fonctionner au-delà de 2022 si le gouvernement donne son accord.

 

Points de repère

 

Sur le site de Cordemais (Loire-Atlantique), EDF étudie un projet – baptisé « Ecocombust » – de conversion de la centrale à la biomasse, qui pourrait ainsi continuer de fonctionner au-delà de 2022 si le gouvernement donne son accord.

 

13/01/2020 – Partie 1/2 – ITV de Stéphane Feutry, délégué d’état-major « tranche en marche » de la division production nucléaire d’EDF. Dans l’attente des énergies marines renouvelables (EMR), et pas uniquement d’ailleurs, la sécurité électrique de la Bretagne demeure un sujet