Royaume-Uni – Lundi 19/02/2018 – energiesdelamer.eu – La quatrième édition de Lloyd’s Register Technology Radar fait la part belle aux énergies renouvelables.

Fondé sur une enquête menée auprès de près de 800 dirigeants de sociétés disposant pour tout ou partie d’actifs dans le secteur, cet opus sur les technologies tente d’envisager à quelle échéance les différentes énergies renouvelables atteindront la fameuse « parité réseau* » ouvrant la porte à la compétitivité avec les autres technologies en présence.

 

 

 

Et cette parité est très proche, dès 2022, pour le solaire à concentration en Chine, l’année suivante pour le PV chinois, et en 2024 pour l’éolien terrestre (Allemagne et Etats-Unis), mais aussi offshore (Allemagne et Royaume-Uni en tête).

 

Néanmoins, souligne le rapport, cela n’est pas suffisant, puisqu’il faut également prendre en compte les raccordements aux réseaux, et le stockage. La technologie arrive cependant au secours des projets, bien plus que les éléments politiques ou réglementaires, jugent les dirigeants.

 

Eolien posé et flottant et les navires

 

Pour l’offshore éolien, ce sera particulièrement le fait de la taille des turbines à la hausse, mais aussi des technologies flottantes et des vaisseaux destinés à implanter les parcs. Quant aux subventions, Lloyd’s Register signale que d’ores et déjà l’Allemagne et les Pays-Bas ont procédé avec succès à des enchères sans subventions, mais en accordant aux développeurs une exemption totale des coûts de raccordement.

 

Clairement, la majorité des répondants estiment que dans l’offshore éolien, les avancées proviendront d’une amélioration des process de fabrication (avec effet de série) et de gains sur la taille des machines.

 

Néanmoins, pour Samuel Leupold, vice-président et directeur général de l’éolien chez Ørsted, cité par le rapport, il existe une limite aux technologies existantes, à 10 MW, mais de nouveaux systèmes sont en développement autour de 12 à 14 MW, avec des pales qui pourraient atteindre les 100 mètres, voire plus.

 

En outre, les plates-formes évoluent également, notamment pour l’éolien flottant. Lloyd’s Register signale d’ailleurs que le Département américain de l’Energie juge que les plates-formes flottantes pourraient voir leurs coûts diminuer et approcher celles de l’éolien posé dès le milieu de la prochaine décennie.

 

Sans oublier la mise en service de nouveaux navires de pose « dynamiques » permettant de réduire les temps de pose et d’effectuer la maintenance.

 

Toujours pour l’offshore éolien, il est à noter que l’étude juge qu’après l’Allemagne et le Royaume-Uni en 2024, la parité réseau devrait être atteinte aux Etats-Unis et au Danemark, en 2025 et en Suède en 2033.

 

Pour les technologies vagues et courants

Enfin, l’étude passe rapidement en revue les technologies fondées sur les vagues et les courants. Le rapport estime que celles-ci sont encore « loin du port »… La principale raison provient de la taille des projets existants, qui ne permettent pas encore d’effet de série. En outre, notamment pour les technologies fondées sur la force des vagues, l’absence de standardisation pèse lourdement sur le développement d’un procédé ou d’un autre. Des convertisseurs fondés sur les différences de niveau des vagues, aux colonnes oscillantes, en passant par les absorbeurs de vagues, la recherche avance, mais ne dégage pas de standard. L’étude juge cependant que cela est moins vrai pour la technologie hydrolienne. Pour Rebecca Sykes, responsable de l’innovation à Lloyd’s Register, le développement de matériaux et de nouveaux composants améliorant la fiabilité des machines est également un point critique à surveiller pour ce type de technologie reposant sur la force des courants marins.

* Lorsque le coût de production d’une technologie de production d’énergie renouvelable sera égal au prix de vente de l’électricité conventionnelle, qui ne cesse d’augmenter, on aura atteint la parité réseau.

 

Points de repère

 

15/09/2017 – La prévision rattrape la réalité. It’s official: UK offshore wind reaches price parity with fossil fuels – and Lloyd’s Register is a driving force

L’étude de la Lloyd’s Register Technology Radar – Low Carbon de Février 2017

Low carbon technologies are now cost competitive with fossil fuels and innovation is gathering pace across the sector, finds a new report by Lloyd’s Register. But which technologies will have the most impact on the industry?

http://www.lr.org/en/news-and-insight/news/technology-radar-low-carbon.aspx