Strasbourg – France. Mardi 4/10/2016 – 277e jour de l’année du calendrier grégorien, le 4 octobre est également le treizième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du potiron. Mais si le 4 octobre 2016 voit avec succès la ratification par le Parlement européen de l’Accord de Paris pour le climat,

grâce à un travail permanent de l’équipe de la COP21 sous la présidence de Ségolène Royale, cette date est aussi très symbolique pour les avancées scientifiques et pour la France en 1957 : la mise en orbite du premier satellite artificiel de la Terre par l’URSS : Spoutnik 1, en 1958 : la promulgation de la Constitution de la Ve République en France, puis en 1991 la signature du traité sur la Protection de l’Antarctique « terre de paix et de science », réserve naturelle classée au Patrimoine mondial de l’humanité.

Un accord historique

Ségolène Royal présidente de la COP21 a déclaré à l’occasion du vote par l’Union européenne de l’Accord de Paris « L’Europe est au rendez-vous de l’Histoire climatique. C’est un grand jour pour l’Europe, pour la planète et pour les peuples qui souffrent du dérèglement climatique et pour tous ceux qui espèrent un avenir meilleur. Grâce au vote d’aujourd’hui qui a suivi la décision du Conseil, l’Accord de Paris sur le climat va entrer en vigueur dans quelques jours. Vendredi matin les sept pays européens qui ont ratifié l’Accord de Paris déposeront leurs instruments de ratification. Aujourd’hui, avec la ratification de l’Inde, nous en sommes à 51,89 % des émissions sur les 55 % nécessaires. Les sept pays européens qui ont ratifié : l’Allemagne, l’Autriche, la France, la Hongrie, Malte, la Slovaquie et le Portugal, vont se déplacer vendredi matin à NewYork pour déposer les instruments de ratification et donc permettre l’entrée en vigueur définitive de l’Accord de Paris. C’est un moment historique très fort, à un moment où le monde est en proie à la violence, aux tensions terribles, à la montée des fanatismes. Le combat pour le climat apaise, réconcilie, construit l’avenir. C’est un combat pour la paix. Car si rien n’était fait, ce sont plus de 200 millions de déplacés climatiques fuyant les sècheresses et les catastrophes alimentaires ou sanitaires qui déstabiliseraient régions et États. Cet Accord n’est pas une contrainte à subir, c’est une chance à saisir : – une chance pour innover et pour créer de la croissance verte, – une chance de sortir les pays les plus pauvres de la pauvreté, – une chance pour répondre à l’angoisse de disparition des États insulaires, – une chance pour faire reculer l’insécurité alimentaire, sanitaire, sociale et géopolitique. Le Parlement européen par ce vote montre que l’Europe est au rendezvous de l’histoire climatique. Villes, territoires, entreprises, ONG et citoyens : c’est la mise en mouvement de tous sur les actions qui nous permettra de rester en dessous des deux degrés de réchauffement climatique. L’Europe s’est construite après la guerre sur l’énergie, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Elle a développé son industrie à partir de l’énergie fossile. Alors il lui revient de prendre ses responsabilités pour accélérer la transition énergétique et pour inventer un modèle moins prédateur des ressources naturelles, en transférant à ceux qui souffrent du dérèglement climatique sans en être à l’origine, les technologies du développement durable. La COP21 s’est tenue à Paris, sur le continent européen. Nous allons transmettre le flambeau à la COP22, à la COP africaine. Et je voudrais souligner les coopérations et les solidarités très fortes entre l’Europe et l’Afrique, notamment à partir de l’initiative des énergies renouvelables en Afrique. Je voudrais rappeler aussi l’engagement que j’avais pris publiquement à la tribune en tant que Présidente de la COP21 lorsque nous étions ensemble, Monsieur le Secrétaire Général des Nations unies, le 22 avril dernier. J’avais dit que je ferai tout, vraiment tout pour que la ratification arrive avant la COP22. Et pourtant, beaucoup m’avait dit que c’était impossible, qu’il fallait des années. Nous y sommes, le mouvement planétaire est là. Nous allons donc pouvoir accélérer l’action. Dans les soixante-dix coalitions qui ont été construites lors de la COP21 autour des douze thématiques, nous allons maintenant monter en puissance sur les actions et sur les financements. Nous devons rassembler cent milliards de dollars en 2020 et ensuite 100 milliards chaque année. Gandhi, dont l’Inde a fêté l’anniversaire de sa naissance en ratifiant l’Accord de Paris, nous a laissé ce puissant message : « un geste simple – disait-il – répété par des milliards de personnes à travers la planète a le pouvoir de changer le cours de l’histoire ». Oui le combat pour la justice climatique est aussi un combat pour la paix entre les peuples et pour l’accès à la dignité de la qualité de vie aujourd’hui et pour les générations futures. C’est donc l’honneur de l’Europe d’être le continent qui, par la ratification de ses États membres, va permettre cette semaine d’atteindre les 55 % d’émission et donc l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Il faut du courage, le sens de l’action rassemblée, c’est ce que vous avez montré, et une vision de l’avenir. Merci ». www.developpement-durab


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