Japon. Lundi 22/08/2016 – Quotidienne energieselamer.eu. Kitakyushu lance une procédure pour la vente aux enchères d’un site destiné à l’éolien en mer.

La municipalité de Kitakyushu, a dévoilé ses plans pour mettre aux enchères des emplacements pour l’installation d’éoliennes en mer dans le port de la ville. Cette nouvelle possibilité est rendue possible grâce aux récentes modifications législatives qui faciliteront l’installation de turbines dans les eaux côtières à travers l’archipel. Il s’agit de 2.687 hectares du domaine maritime contrôlée par le port de la ville de Kitakyushu et l’ exploitation d’ un parc éolien nearshore sur le site.Kitakyshu

Le gouvernement a communiqué les lignes directrices du projet le 18 août avec l’ouverture  de la période d’inscription du 19 août au 9 septembre. La capacité potentiel de production n’a pas encore été divulgué.

Les soumissions seront acceptées du 3 au 18 octobre. Le résultat de l’appel d’offres sera annoncé dans la seconde moitié de janvier 2017.

Le gouvernement envisage également d’organiser des réunions d’information et des séances de questions et réponses au cours de cette période.

Ceci est la première vente aux enchères relative à l’énergie éolienne offshore basée sur le port. Les modifications permettent aux développeurs de louer des zones maritimes désignées dans les zones portuaires pour une période allant jusqu’à 20 ans. La loi récemment changé met également en place un système d’appel d’offres pour le développement liés éolien offshore dans les zones portuaires.

Les projets éoliens offshore ne devraient pas être affectés négativement par la limite de bail de 20 ans car les développeurs auront la possibilité de présenter une nouvelle demande pour la location.

La plupart des projets d’énergie éolienne au large des côtes du Japon sont prévues dans les zones portuaires car ils fournissent une bonne infrastructure pour la construction et l’exploitation de parcs éoliens.

Points de repère

chine coree japonKitakyushu est une ville relativement récente située au Nord de l’île de Kyūshū. Sa forme actuelle et son nom ont été officialisés lors de la fusion de cinq villes – Moji, Wakamatsu, Yahata, Tobata, et Kokura – en 1963 afin d’atteindre les critères nécessaires pour devenir une « ville désignée » (1), statut qu’elle obtient lors de sa création. Kitakyūshū s’étale aujourd’hui sur 488,76 km2 pour 977 288 habitants en octobre 2010 (MIAC, 2012).

C’est également  à Kitakyushu que s’est tenue le 2 mai dernier la réunion des ministres de l’énergies du G7.

Kitakyūshū est aujourd’hui le plus grand port de Kyūshu après Nagoya et Yokohama, ce qui lui confère un rôle prédominant dans la stratégie économique de l’île. La proximité de Kyūshū avec la Chine et la Corée demeure un atout particulier pour l’île.

(1) La Loi pour la promotion des mesures contre le réchauffement climatique (Act on Promotion of Global Warming Countermeasures), votée en 1998 (dernière révision en 2013) contraint notamment les préfectures et certaines municipalités (« designated cities » et « core cities ») à préparer leur propre plan de réduction des GES, impliquant pour la première fois les acteurs locaux dans la démarche de conception de mesures/actions territorialisées.

(2) Une recherche financée par l’Ademe dans le cadre du GO6 du PREDIT 4, a été publiée en janvier 2016 par le Laboratoire Aménagement Economie Transports – LAET (UMR 5593), l’Institut d’Asie Orientale – IAO (UMR 5062). Elle présente l’engagement de la municipalité et de certaines industries en faveur de l’hydrogène et de la mobilité utilisant cette technologie. Ce document fait partie d’un ensemble de cinq monographies portant sur les smart communities de Keihanna, Kitakyushu, Toyota, Yokohama au Japon et Lyon Confluence en France. Il vient en complément du rapport « Des éco-quartiers aux « smart cities » : quel rôle pour l’électro-mobilité ? Une comparaison France – Japon » ICI.

 

Sources : Kitakyushu, Ademe, Electric Industry Overview