Brest – France (U.E) – Mardi 28/04/2015 – Energies de la mer : La diffusion des données marégraphiques REFMAR (Réseaux de référence des observations marégraphiques) évolue. C’est dorénavant sur le portail du SHOM http://data.shom.fr que l’on trouve les mesures de hauteur d’eau des partenaires REFMAR.
Les observations du niveau de la mer ne sont pas les seuls à être offertes gratuitement à la visualisation sur data.shom.fr. Pour chaque marégraphe, vous pouvez retrouver sur le même graphique, la prédiction officielle de marée calculée par le SHOM ainsi que le calcul de la surcote (différence entre l’observation et la prédiction). 
 
Les nombreuses données mises à disposition par le SHOM, l’établissement national expert en hydro-océanographie,sont largement utilisées par le secteur maritime, et sont incontournables pour la filière des énergies renouvelables de la mer. Les applications sont multiples. Parmi les exploitations possibles des observations du niveau de la mer mesurées par les marégraphes, REFMAR mentionne :
 
. l’hydrographie (prédiction de marée, réduction des sondages bathymétriques) ;

. les études environnementales (calibration et validation des modèles hydrodynamiques côtiers, étude statistique des surcotes et des décotes et calcul des niveaux extrêmes pour les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR)…etc.) ;

. les systèmes d’alertes aux ondes de tempêtes et aux tsunamis…

. l’étude de l’évolution séculaire du niveau moyen des mers

. la compréhension des processus physiques qui engendrent les variations du niveau moyen de la mer en un lieu (tectonique, subsidence artificielle, hydrodynamique, etc.) ;

. la validation des modèles climatiques en confrontant leurs résultats avec les tendances observées du niveau de la mer ;

. la « calibration », l’évaluation et la validation des mesures des altimètres radars embarqués sur satellite (Topex/Poseidon, Envisat, Jason 1 et 2, et bientôt Jason-3 en juillet prochain ICI …) ;

. l’étude de la fonction de transfert entre le signal observé au large par l’altimétrie spatiale et celui qui est observé sur la côte par un marégraphe ;

. l’unification des réseaux de nivellement. Les surfaces de référence des systèmes d’altitude nationaux sont cohérentes au niveau du mètre seulement. Ce constat s’explique par l’origine de chacune, fixée au niveau moyen de la mer en un point de la côte ;

. l’amélioration des modèles de marée, en particulier dans les zones côtières complexes (bathymétrie, trait de côte, ondes non linéaires…) ;

. l’influence de la marée sur les écosystèmes littoraux : faune, cultures marines…

. l’étude des références verticales et leurs relations (géoïde ; ellipsoïde ; zéro hydrographique ; niveau moyen de la mer ; etc.) ;
. les études liées à l’hydrologie avec notamment les problèmes liés à l’intrusion des eaux saumâtres dans les stocks d’eau douce…
 

Tous ces éléments participent à une meilleure connaissance du milieu marin et à la baisse potentielle des coûts au niveau des études en amont aux appels d’offres commerciaux. C’était l’une des recommandations de Ségolène Royal, ministre de l’écologie et de l’énergie rappelée encore récemment à l’occasion du colloque des 14 et 15 avril dernier de l’ADEME. C’est aussi une contribution conformément à la directive INSPIRE du 15/05/2007 ICI et de la politique d’ouverture en ligne des données publiques (« Open Data ») pilotée, sous l’autorité du Premier Ministre, par la mission Etalab
 
Parallèlement, de nombreux programmes internationaux existent notamment le programme Global Sea Level Observing System (GLOSS) de la COI de l’UNESCO ou le Permanent Service for mean sea Level (PSMSL). L’ensemble de ces données sont des éléments d’appréciation pour mesurer l’impact des changements climatiques sur le niveau de la mer.
 
Points de repère
REFMAR est coordonné par le SHOM sous pilotage du Secrétariat général de la mer. Il reçoit le soutien de plusieurs ministères : Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Défense. 
 
REFMAR, en tant que référent pour « le niveau de la mer » est partenaire  des établissements et services publics producteurs d’observations du niveau de la mer.
 
Quels sont les utilisateurs ?
 
En priorité, les décideurs, les élus, mais également, les professionnels, qu’il soit ingénieur, chercheur, les services de l’état, les collectivités locales, les bureaux d’études et techniques… et même les particuliers.
Il y a 15 ans – En 2000, l’IGN et le SHOM ont initié le développement du projet SONEL – Système d’observation des variations du niveau de la mer à long terme  qui a également été rejoint par le LIENSs et le LEGOS.
L’objectif principal est de mettre à la disposition des différents usagers des produits élaborés à partir de la synergie des techniques modernes d’observation et d’analyse disponibles en matière de marégraphie et de géodésie. Cet objectif premier se poursuit aujourd’hui au travers de SONEL par l’élaboration des niveaux moyens et leur confrontation aux données des GPS permanents co-localisés avec des marégraphes. SONEL poursuit ainsi notamment l’activité de centre de données et de calculs GPS ainsi qu’une diffusion de produits élaborés.
 
Il y a 5 ans – Le 20 avril 2010, REFMAR a pris en charge le volet « marégraphique » de SONEL à travers l’instruction du Premier ministre relative à l’observation du niveau de la mer et à la gestion et la diffusion des données. L’objectif vise au développement raisonné et rationnel des efforts portés dans le domaine de l’observation “in situ” du niveau marin à la côte par marégraphie ; l’échange de savoir-faire et de résultats ; le sauvetage d’observations historiques ; la valorisation scientifique des observations acquises par des organismes qui n’en ont pas toujours la vocation.
 

Et plus que jamais d’actualité!

Il y a un an – Le 10 avril à l’occasion de THETIS 2014, Energies de la mer a organisé un workshop sur la « Caractérisation de l’environnement des zones EMR françaises. Focus sur les zones hydroliennes ». « Characterization of French environnemental zones. Focus on tidal areas ». Cliquez ICI et télécharger directement le compte rendu.