Régions Provence Côte d’Azur et Languedoc Roussillon – France (U.E) – Lundi 13/04/2015 – Energies de la mer – La consultation du public sur les 3 zones propices identifiées pour l’installation de fermes pilotes pré-commerciales d’éoliennes flottantes a été annoncée lors de la réunion de synthèse de façade du 7/04/2015 à Montpellier et se tient du 9 au 30/04/2015 sur le site internet de la direction interrégionale de la mer Méditerranée ICI.
 


 
 
 
Tenue par Michel Cadot, préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le vice-amiral d’escadre Yves Joly préfet maritime de la Méditerranée et Yves de Bousquet préfet de la région Languedoc-Roussillon, la réunion de synthèse de façade s’est tenue avec l’ensemble des acteurs de la mer et du littoral de Méditerranée pour présenter les secteurs retenus pour des fermes pilotes d’éoliennes flottantes en mer dont l’objectif est de tester la pertinence de ces nouvelles technologies.

 
 

 
 
 
 
Les différentes préfectures communiquent sur les trois zones de moindre contrainte qui ont été  retenues à la suite de concertations menées depuis quatre mois.

 

. Deux sont situées au large des côtes roussillonnaises (la première à 14 km de Leucate, la seconde à 15 km de Gruissan)

. Une est située au large de la côte provençale (à 12 km de l’embouchure du Grand Rhône).

 

Cette réunion a également été l’occasion de lister les enjeux et les recommandations que les développeurs devront prendre en considération dans la conception de leurs projets. Au cœur de la démarche de concertation, la compatibilité des principaux usages et des contraintes environnementales avec l’éolien en mer a été réaffirmée devant l’ensemble de la communauté maritime – élus et collectivités (parlementaires, Région, Départements, Intercommunalités, Communes), professionnels (pêche, aquaculture, tourisme, ports, transport maritime), associations (plaisance, sports nautiques, protection de l’environnement) et institution (défense nationale).

 
 

Elle doit permettre l’implantation de plusieurs fermes pré-commerciales de dimension moyenne situées entre 10 à 20 km au large du littoral des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Ces fermes pilotes permettront de valider la pertinence technique et économique de ces technologies qui devront impérativement à atteindre l’excellence sociale et environnementale.

 

La ministre Ségolène Royal, avait mandaté le 22/11/2014, le préfet de région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et le préfet maritime de la Méditerranée pour identifier, en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux concernés, des secteurs qui seront proposés aux industriels dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt qui sera lancé en juin 2015 et financé par le Programme des Investissements d’Avenir ICI.

 
 

A l’issue de cette consultation et la prise en compte des remarques et propositions formulées par le public, le document de planification et le zonage correspondant seront transmis à la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie en vue de l’appel à manifestation d’intérêt. Les porteurs de projets devront alors déposer leurs dossiers de candidature pour le  développement de fermes pilotes d’éoliennes flottantes dans les zones qui auront été retenues par la ministre, en vue d’une désignation des lauréats début 2016 et des premières installations en mer entre 2018 et 2019.

Pour la façade méditerranée, la réflexion s’est portée exclusivement sur les technologies innovantes de l’éolien flottant. Des études menées par le CEREMA sous le pilotage de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère chargé de l’énergie ont permis d’évaluer la vitesse du vent, la bathymétrie et la houle dans les régions méditerranéennes et ont ainsi confirmé l’existence d’un fort potentiel technique en Méditerranée, sur un grand secteur s’étendant du cap Cerbère au cap Sicié. Différentes  cartes ont été établies ICI

 

Trois niveaux de sensibilité ont pu être définis

 

. Une sensibilité majeure rédhibitoire à l’installation d’éoliennes flottantes,

. Une sensibilité forte nécessitant des études complémentaires ou une coordination à l’intérieur des parcs

. Une sensibilité modérée pour laquelle l’installation d’éoliennes n’entre pas en conflit avec le milieu naturel ou les activités humaines présentes sur zone.

 

La superposition des zones à enjeux et de la sensibilité liée à chaque zone a conduit à l’élaboration de cartes de synthèse permettant la détermination de zones de moindres contraintes au développement de l’énergie éolienne flottante en mer… Ce document de planification est indicatif et doit, dans un premier temps, éclairer la mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) du Programme des investissements d’avenir (PIA) piloté par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) sur les fermes pilotes pré- commerciales d’éoliennes flottantes.

 

Il n’est pas opposable juridiquement. Il ne dispense en aucun cas les porteurs de projets des procédures d’instruction nécessaires, et prévues par les réglementations en vigueur (Code de l’environnement, code général de la propriété des personnes publiques, code de l’urbanisme, code de l’énergie…). Certaines contraintes très localisées et difficilement identifiables à l’échelle des cartes présentées, n’ont pas été intégrées à ce stade (ex : épaves identifiées par le DRASMM) et le seront lors de l’instruction des dossiers d’autorisation.

 

L’Agence des aires marines protégées a pu s’appuyer sur les résultats des programmes récents d’acquisition de connaissance qu’elle coordonne et qui ont été menés par différents organismes scientifiques sur les habitats marins (CARTHAM, MEDSEACAN, PACOMM). Afin de tendre à plus d’exhaustivité, la consultation des experts sur les différentes thématiques de la biodiversité marine s’est donc avérée nécessaire pour compléter l’expertise, et intégrer les connaissances existantes (notamment celles du Plan d’action pour le milieu marin) qui auraient échappé à ces études.

Toutes les cartographies présentées dans le rapport restent indicatives ICI.

 

Un groupe de travail, présidé par Marc Planas, président de la Commission « Gestion et
protection du milieu marin et des ressources marines » du Parc du Golfe du Lion, et président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Languedoc-Roussillon doit transmettre les recommandations et les précautions liées aux projets d’implantation  afin qu’elles soient intégrées à l’AMI.
Le colloque ADEME qui se tient demain et mercredi 15/04/2015 à la Maison de la Chimie sur le thème «Transition énergétique : Les Energies Renouvelables dans le mix électrique français, entre volonté nationale et gouvernance régionale»  pourrait donner de nouvelles précisions qui sont plus qu’attendues.

 

Les premiers projets en cours

 

Le développement de l’éolien flottant sur la façade méditerranéenne se concrétise actuellement par le développement du projet porté par EDF Énergies Nouvelles au large de Fos-sur-Mer. Il est développé en trois étapes :

 

. test en cours d’un prototype d’éolienne à axe vertical, à terre sur le site minéralier de Fos-sur-Mer (projet Nénuphar).

Aidé dans le cadre d’un AMI « Briques technologiques » de l’ADEME dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA), ce prototype est unique et fait de la France et de notre façade un leader dans le domaine de l’innovation énergétique ;

 

. mise en place d’un site d’essai en mer «Mistral» à 5 km de la plage Napoléon à Port Saint-Louis-du-Rhône. L’arrêté préfectoral portant autorisation au titre de la police de l’eau et de l’occupation du domaine publique maritime a été pris le 25/07/2014 et autorise la mise en place de deux éoliennes flottantes, de leurs systèmes d’ancrage et de leur boîte de jonction. Ce site s’inscrit dans le cadre des projets nationaux portés par France Énergie Marine (FEM) ;

 

. mise en place d’une ferme pilote de 13 éoliennes à 20 km au large de la plage Napoléon. Il s’agit du projet «Provence Grand Large», en cours d’instruction administrative, qui bénéficie d’une aide financière de la Commission européenne dans le cadre d’un appel à projets européen NER 300.

 

Des contraintes techniques

 

Pour des raisons électriques avancées par RTE et relatives aux limites techniques des câbles de raccordement électrique en courant alternatif, il semble en outre encore prématuré d’envisager d’implanter une source de production d’électricité à plus de 20 milles marins (soit 37 km) du point de raccordement électrique à terre. C’est pourquoi il a été proposé de limiter l’étude d’installation des fermes pilotes d’éoliennes flottantes en Méditerranée à plus de 10 km des côtes, limite visuelle acceptable, jusqu’à 20 milles du rivage et à une profondeur inférieure à 200 mètres

 

. Tous les documents présentés durant ces quatre mois de concertation sont également disponibles à cette adresse ICI
.

Sources : Préfecture de Région PACA, Préfecture Maritime de Méditerranée, MEDDE

Points de repère

 

10/04/2015 – Vendredi dernier, Energies de la mer, a présenté le projet éolien flottant GICON en mer Baltique ICI

Une adresse électronique dédiée est créée pour permettre à l’ensemble des acteurs de contribuer aux travaux : eolienenmer.med@developpement-durable.gouv.fr

. Le Pôle mer Méditerranée est fortement motivée par le développement des éoliennes flottantes. Deux rencontres scientifiques et technologiques ont déjà été organisées par Michel Ollier (Pôle mer méditerranée) et la CCI Marseille Provence. La dernière manifestation s’est tenue  les 22 et 23/01/2015

 

Données et cartes disponibles sur les sites internet des services de l’État pour la façade Méditerranée mises à jour le 30/01/2015 ICI

 

 

27/01/2011 – La Région PACA (aujourd’hui Méditerranée) parie sur l’éolien flottant à Fos-sur-mer ICI

 

4/07/2013 – FEE propose 6 GW d’éolien flottant

 

 2/07/2014 – Pays de la Loire – SEM-REV opérationnel pour le projet Floatgen (Ideol – Gamesa) en 2015 ICI

 

 


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