HOUSTON – (Texas – Etats Unis) – 07/05/2009 – energiesdelamer.eu – Une compagnie texane, Swell Fuel, qui teste depuis des années un mini système de récupérateur de vagues de 100 Kw (concourant pour le Saltire Prize soit dit en passant !) et dont j’ai d’ailleurs déjà parlé dans ce site, vient de révéler que cette façon de produire de l’électricité pourrait contribuer à sauver les massifs coralliens dont on sait qu’ils sont en danger sur un peu tous les océans du globe.

 

Chris Olson, fondateur de la compagnie et inventeur de ces mini-convertisseurs, affirme en effet que la petite quantité d’électricité basse tension fournie par ces convertisseurs contribue à la régénération des récifs coralliens. Et des essais actuellement en cours sur des récifs coralliens endommagés principalement en Australie, en Floride et à Bali semble bel et bien le démontrer. Comment cela fonctionne-t-il ? Dans les zones que je viens de citer, on peut déjà voir des auvents métalliques disposés sur des petites parcelles de récifs ; ces auvents chargés électriquement envoient des micro-impulsions électriques dans le corail ce qui a pour effet de l’aider à recouvrer la santé. Des sortes de mini-électrochocs qui aident non seulement le corail à se régénérer mais lui font retrouver couleur et vitalité. C’est déjà pas mal et plutôt une très bonne nouvelle mais, d’après le constructeur, les très petites unités Swell Fuel peuvent aussi constituer des parcs en mer beaucoup plus faciles à installer et à entretenir que des  » projets ambitieux de type 21 MW au large des côtes du Portugal que l’on est obligé d’arrêter brutalement » . Allusion pas très sympa (mais assez réaliste) à Pelamis Wave !

Techniquement le mini-convertisseur d’énergie des vagues (breveté) d’Olson se présente comme un système de type bouée soutenant un levier ou  » point amortisseur « , qui se déplace vers le haut et vers le bas en fonction du mouvement des vagues. Les autres pièces du système et l’indispensable générateur agissent comme des contrepoids. L’ensemble du système est conçu pour basculer en position « protection » au cours des tempêtes ou des grandes marées. Le prototype comporte d’autres fonctionnalités avancées que l’inventeur souhaite garder confidentielles. Que l’on ne se méprenne pas, Olson n’est pas un inventeur fou qui agit tout seul au fond de son garage texan. Sa compagnie comporte une liste déjà impressionnante de clients à l’étranger.

 

Ainsi Mars Symbioscience teste un équipement Swell fuel en Indonésie. La compagnie sud-coréenne Samkun Powertec teste elle aussi un équipement Swell Fuel en Corée du Sud et assez ironiquement pour alimenter en électricité une plate-forme pétrolière offshore. Le système est aussi testé par une compagnie d’électricité d’Amérique Centrale au Salvador. Selon des indiscrétions il se pourrait bien que le désir clairement exprimé d’Olson de pénétrer le marché nord-américain puisse trouver assez rapidement une issue positive. Les petites unités Swell Fuel pourraient se révéler idéales pour les stations côtières et les petites communautés côtières non connectées aux réseaux nationaux, les petits territoires insulaires, les unités maritimes mobiles… cette définition incluant bien entendu les installations des forces armées navales. Si Swell Fuel, bien que regroupé en parcs, était jugé trop peu émetteur d’électricité pour apporter une solution aux grands industriels, il deviendra peut-être l’allié idéal dans la lutte contre la mort corallienne qui est une des très grandes préoccupations de ce siècle… Et tout en produisant assez électricité pour qu’elle soit utilisée hors des besoins de régénération du récif.

 

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites Liés/ Photos: Prototype Swell Fuel © Swell Fuel


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