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France – Mercredi 30/10/2019 – energiesdelamer.eu. Quels chemins pour les startups issues du monde académique dans le secteur des EMR et les autres filières ?

Au sein d’une université ou d’une grande école, lorsque l’activité de recherche intéresse l’industrie et, où l’industrie commence à financer la recherche, il est intéressant de pouvoir créer une entreprise. C’est le cas notamment de la startup Cohabys spécialisée dans l’expertise environnementale de la faune marine.

Dans le secteur et les filières qui accompagnent le développement des EMR, que ce soit environnement, biodiversité, géophysique, études portuaires, de nombreuses startups émergent. Pascal Tarits du laboratoire Géosciences Ocean de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) a créé Imagir en 2010, puis MAPPEM Geophysics avec le soutien d’EVOLEN. L’Ecole Centrale de Nantes a couvé des startups comme Innosea qui continue à intervenir dans des projets de l’établissement, et qui est aujourd’hui possédée à 70% par un bureau d’études britannique. Le GICAN a lancé un programme de soutien pour les startups « SEAstars ». Cohabys startup de référence créée par Ludivine Martinez au sein de La Rochelle Université est un bon exemple où soutien scientifique rime avec les demandes d’industriels et de bureaux d’études. 

 

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ITV de Ludivine Martinez.

Quelles raisons ont amené Cohabys à créer au sein de La Rochelle Université une structure ?

Ludivine Martinez (LM) - En 2009, au moment de l’émergence des premiers projets de parcs éoliens offshore en France, sont apparus des besoins en matière d’expertise environnementale : les industriels et les bureaux d’études se sont tournés vers l’Université pour trouver un soutien scientifique. Mais les impératifs d’un projet industriel et d’une étude d’impact ne sont pas forcément compatibles avec les objectifs ou le fonctionnement au quotidien d’un laboratoire. Le besoin d’une interface alliant la réactivité d’une structure privée et la rigueur d’une structure académique était là. C’est la raison pour laquelle Cohabys a été créée en 2009.

 

 

 

L’activité a d’abord débuté au sein de l’ULR Valor, l’ancienne filiale de valorisation de La Rochelle Université puis a migré vers l’ADERA en 2016. Avec 30M€ de chiffre d’affaire et près de 250 salariés, l’ADERA est un acteur majeur de la valorisation de la recherche et de l’innovation et a pour mission de rapprocher la recherche et l’industrie via notamment ses cellules de transfert.

Chaque cellule a son identité propre, sa thématique de travail et son financement, mais l’entité juridique reste l’ADERA. Cela signifie que l’on bénéficie de l’assise financière d’une grosse entreprise et des services associés tout en restant dans un "esprit startup".

Cohabys est adossée à La Rochelle Université, et spécialisée sur l’étude des interactions entre les activités industrielles et la faune marine. Concrètement, Cohabys propose des prestations de service ou de recherche, de la pré-étude de site à la conduite de suivis en mer, à tous les stades de vie d’un projet industriel. Nous accompagnons et conseillons les porteurs de projet vers les pratiques les moins impactantes.

Le contexte local est particulièrement important puisque cela fait écho à la spécialisation de La Rochelle Université vers le Littoral Urbain Durable et Intelligent (LUDI) et le projet de La Rochelle Territoire Zéro Carbone (LRTZC) qui comprend notamment celui du port de La Rochelle.

 

 

Vous êtes à l'origine et responsable de Cohabys depuis sa création. Quel est votre parcours et ceux des deux scientifiques permanents, les profils des chercheurs qui renforcent l'équipe scientifique de Cohabys selon les projets ?

LM - Je suis biologiste marine, j’ai fait des études en écologie à La Rochelle Université. En 2009, au moment de l’émergence des EMR, j’étais en « petit contrat » et l’opportunité de travailler sur le sujet m’a été proposée. J’ai pu créer et développer cette activité d’interface recherche-industrie, et ça a porté ses fruits.

D’abord dans les EMR et sur les mammifères marins (ma spécialité), puis sur d’autres activités comme les aménagements portuaires, la sismique, l’Oil&Gas, ou les granulats marins.

L’activité s’est également élargie à d’autres compartiments biologiques : les oiseaux marins, les tortues, les grands poissons pélagiques puis la faune benthique.

  

Fabien Aubert Cohabys EDM 30 10 019

 

 

Mes collaborateurs sont aussi des universitaires. Fabien Aubert est benthologue, il a fait ses études à La Rochelle Université et a travaillé de nombreuses années au laboratoire LIENSs[1] avant de mettre ses compétences à disposition de Cohabys.

 

 

 

 

Emeline Pettex Cohabys EDM 30 10 019

Emeline Pettex est chercheuse en écologie marine et spécialiste des oiseaux marins. Elle est également française basée en France sélectionnée en 2019 par le programme international Homeward Bound, dont l’objectif est d’accroître l’influence des femmes scientifiques sur les décisions concernant l’avenir de la planète.

Ce socle de compétence est renforcé en fonction des projets, soit par des recrutements ponctuels, soit via les laboratoires. On recrute ainsi régulièrement des spécialistes de la faune marine ou des opérateurs en acoustique passive pour des campagnes en mer. On peut également rechercher des personnes avec des compétences diverses (bioacoustique, analyse statistique, écologie spatiale…). On peut aussi faire appel à des personnels du laboratoire LIENSs pour apporter leurs expertises sur des points spécifiques.

 

 

 

Cohabys a co-porté et réalisé avec Quiet Ocean le programme de recherche Respect entre 2015 et 2018 pour le parc éolien en mer EMDT. Quelle en a été la genèse et les retombées ?

LM - On travaille sur le projet du Tréport régulièrement depuis de nombreuses années, et dans le cadre de l’étude des impacts du projet, on a pu être confronté à des lacunes dans la connaissance scientifique ou dans les outils d’analyse existants. Quiet-Oceans et nous-mêmes avons donc développé RESPECT, un programme de recherche visant à améliorer les connaissances sur la propagation du bruit généré par l’implantation d’éoliennes offshore et sur les impacts à long terme sur les mammifères marins. Ce programme a été mené en partenariat avec l’Université du Havre, l’Institut Langevin et Cathie Associates et financé par la société de projet Eoliennes en Mer Dieppe Le Tréport - EMDT. Ce projet R&D RESPECT mené de concert par Cohabys, EMDT et Quiet Ocean, étudie les effets à long terme du bruit des parcs éoliens sur les populations de mammifères marins. Le but du projet est de fournir aux industriels des solutions pour optimiser la réduction du bruit lors de la construction de parcs éoliens off-shore et de s’assurer de leur efficacité à long terme.

Cohabys a piloté l’aspect biologique du programme, notamment en utilisant des modèles démographiques pour prédire les impacts sur les marsouins communs à différentes échelles temporelles. Les modélisations et simulations ont ainsi permis de comparer différents scenarii, écologiques et techniques. Né d’un besoin concret, ce projet a permis de développer de nouveaux outils d’aide à la décision pour EMDT et a eu des implications directes dans le projet du Tréport, notamment concernant le niveau de réduction du bruit à atteindre.



Vous avez acquis une forte expérience sur des grands projets. Quels sont les bénéfices de la gestion de projet acquis avec des équipes d'un groupe industriel de l'O&G tel que Total pour une plate-forme et cette expérience est-elle transposable à des projets EMR ?

LM - Oui, en effet, la diversification que nous avons entreprise nous a permis de travailler hors de France métropolitaine. Cela nous a donné l’occasion d’intervenir sur des projets opérationnels, et non plus seulement sur des études en amont. On parle ici de surveillance en temps réel de la faune marine pour la conduite d’activités bruyantes, de mise en place de procédures de mitigation, de campagnes de suivis des impacts, de reporting quotidien auprès des différents acteurs… Tout ce qu’il y aura à faire prochainement sur les EMR !

Avec des exigences industrielles fortes, un planning changeant et des enjeux financiers très importants, nous avons dû nous adapter. Il a fallu faire preuve de rigueur, de souplesse et d’efficacité, que cela soit sur le terrain ou dans la coordination. Nous avons beaucoup appris avec ces projets de terrain de dimension internationale. Nos équipes sont maintenant formées et prêtes à accompagner la construction des premiers projets EMR en France.

 

Points de repère


Retrouvez dans le Business Directory les articles parus dans energiesdelamer.eu sur EVOLEN, GICAN, La Rochelle Université, Eoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, SEAstart ...

[1] Littoral Environnement et Sociétés, Unité Mixte de Recherche La Rochelle Université/CNRS :

 

Emeline Pettex, chercheuse au sein du laboratoire LIEN’s (1) de La Rochelle Université a effectué sa thèse sur « l’écologie alimentaire du fou de Bassan en Atlantique nord » à l’UMR 5175 Centre d’Ecologie Fonctionnelle & Evolutive (CEFE) du CNRS à Montpellier. Ce travail de recherche lui donna l’occasion de plusieurs séjours aux îles Lofoten et au Groenland. Puis elle a été engagée par La Rochelle Université et est intervenue en tant que coordinatrice des campagnes SAMM (Suivi Aérien de la Mégafaune Marine, campagnes scientifiques d’acquisition de connaissance sur les mammifères et oiseaux marins de France métropolitaine dans le cadre de Natura 2000, organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Ministère de l’Ecologie. Elle a rejoint Cohabys en 2015 pour travailler sur le projet RESPECT.

Engie est l’actionnaire de référence à hauteur de 31% en partenariat avec EDPR (29,5%), La Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts, 10%) et Sumitomo Corporation à hauteur de 29% de la Société de projet du parc en mer Dieppe Le Tréport.

 

21/06/2019 - Loc Energy acquiert 70% d'INNOSEA ...

 

03/10/2018 - A voir ou revoir sur la Web TV d'energiesdelamer.eu, l'ITV de Pascal Tarits réalisée à l’occasion des Journées annuelles d’EVOLEN à propos de la création d'une startup issue de l'Université de Brest Occidentale UBO  et l'apport d'EVOLEN dans la création des deux startups Imagir en 2010, puis MAPPEM Geophysics.

 


 
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