Ecosse / Japon – Mercredi 09/05/2018 – energiesdelamer.eu – Après avoir annoncé sa candidature pour le futur appel d’offre du raz Blanchard, Atlantis Resources et l’entreprise d’ingénierie offshore Xodus viennent de signer un memorandum of understanding afin de développer leur collaboration dans l’hydrolien au Japon.  

 

Une collaboration qui va se traduire par la mise en œuvre d’un premier projet de démonstration commercial, pour lequel les deux partenaires entendent réunir le financement. Le projet prévoit la mise en place de trois à huit turbines.

 

Les deux entreprises ont d’ores et déjà fait le tour des administrations, des promoteurs et de la chaîne de valeur au Japon. Atlantis Resources, fort de quelque 1 000 MW de projets en cours dans le monde, vient d’ailleurs de signer un accord avec l’Université de Nagazaki afin d’étudier la faisabilité de projets hydrolien sur différents sites autour des îles Goto. L’objectif est de déterminer plusieurs implantations, la puissance installée potentielle ainsi que le coût de ces projets pour différents types de scénarios.

 

Atlantis peut mettre en avant son expertise acquise en Ecosse dans le projet Meygen, auquel Xodus a déjà participé. Pete Tipler, consultant chez Xodus Group signale que son entreprise dispose d’ores et déjà d’une présence forte au Japon, notamment avec Chiyoda, qui, comme Xodus, est particulièrement actif dans le secteur pétro-gazier offshore. Xodus a également été aux côtés d’Atlantis depuis le début du projet Meygen, implanté à l’origine au centre européen des énergies marines (EMEC, en initiales anglaises).

 

Tim Cornelius, d’Atlantis Resources, se félicite de cette collaboration avec Xodus au Japon, « un marché prometteur ». Il espère pouvoir renouveler le succès de Meygen via une collaboration renforcée avec l’ingénieriste.

Pour Atlantis, le spécialiste de l’hydrolien écossais, l’étude menée avec l’Université de Nagazaki est très importante afin de parvenir à faire avancer l’hydrolien au Japon, en facilitant la mise en place d’un cadre politique stable de soutien afin de pouvoir passer du stade de la démonstration à celui de la commercialisation.

 

Points de repère

 

La deuxième phase du projet Meygen / La subvention de l’Europe dans le cadre du projet Demotideau niveau mondial 

INNOSEA fait partie du consortium qui mène le projet Demotide. Deuxième phase du projet Meygen, il vise à développer un parc hydrolien implanté en Écosse et qui est déjà rentable. L’initiative, retenue par l’Europe à l’issue d’une procédure sélective et soutenue à hauteur de 20 M€, donne à INNOSEA une longueur d’avance sur le développement de cette énergie d’avenir. Les explications d’Hakim Mouslim, président d’INNOSEA.

«Ce parc regroupe quatre machines installées dans le détroit Pentland Firth qui se caractérise par des courants très forts, peut-être les plus puissants en Europe. La mise en place a nécessité un investissement de 100 M€, mais le parc produit de l’électricité depuis novembre dernier et la rentabilité est déjà au rendez-vous. Nous les accompagnons désormais pour le projet Demotide, dont l’objectif est d’installer quatre nouvelles hydroliennes d’1,5 MW dès l’année prochaine. »

« Demotide va bénéficier d’une subvention de plus de 20 M€, soit environ le tiers de l’investissement global, au titre du programme Horizon 2020. Le projet est suivi par l’Europe car il concerne le développement d’une industrie du futur, avec des technologies prometteuses et tirant parti d’énergies renouvelables, qui permettra de créer des emplois à forte valeur ajoutée. Il s’agit aussi de développer une expertise qui pourra être valorisée à l’international. »

INNOSEA bénéficie d’un soutien de l’écosystème ligérien, à savoir de l’École Centrale de Nantes, de WEAMEC, du Pôle mer Bretagne Atlantique, du pôle EMC2 et des services de la Région. La présence à Bruxelles de la Région Pays de la Loire a d’ailleurs été déterminante dans le cadre du projet Demotide, aussi bien pour le soutien technique à la constitution du dossier que le lobbying auprès des institutions européennes. »

 

8/05/2018 – 24SEA et INNOSEA ont signé un accord de collaboration pour la surveillance structurelle des parcs éoliens onshore et offshore en France

 

23/03/2016 – Une autre hydrolienne développée par l’OIST (hydrolienne flottante) pourrait permettre une exploitation à grande échelle et compétitive.

 


Publicités Google :